VeliPod : l’innovation qui rend la transfusion mobile et massive

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 21 mai 2026

Le veliPoDTM est indiscutablement une innovation vitale. Sa mise en service, à l’étude, garantira aux armées une filière de production à grande échelle de plasma sec tout en s’affranchissant des contraintes de la chaîne du froid et de structures plus lourdes. Une prouesse née de deux ans de recherche et qui a été inaugurée le 21 mai au Centre de transfusion sanguine des armées à Clamart.

L’acquisition de plusieurs équipements est envisagée selon le retour de l’année d’étude. - © Anne-Claire Pérédo

1000 blessés par jour dont 200 à transfuser. Ces chiffres sont ceux estimés en cas de conflit majeur. La transfusion de plasma dans l’heure suivant une blessure réduit le risque de mortalité. La perfusion est essentielle dans la survie des soldats au combat. D’autant plus que le choc hémorragique demeure la première cause de décès. Le médecin général inspecteur Jean-Jacques Lataillade, directeur du Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) à Clamart, insiste : « Innover dans ce domaine est indispensable ». L’acquisition d’un veliPoDTM en février dernier par le CTSA marque ainsi une avance majeure. 

Inauguré le 21 mai 2026, ce système assure la production de plasma desséché par la chaleur. La poudre de plasma déshydratée est ensuite conditionnée dans des petits sachets en plastique facilement transportables. Deux minutes sont nécessaires pour réhydrater le plasma qui est ensuite perfusé. « Un grain de temps précieux pour empêcher des décès évitables », assure le médecin chef des services. Le plasma peut être administré à l’ensemble des combattants, peu importe leur groupe sanguin. La poudre peut être conservée et transportée sans être réfrigérée. Une avancée technologique cruciale pour la prise en charge de blessés dans des environnements dégradés.

Plasma : une capacité de production augmentée

Autre atout : une heure est nécessaire pour produire du plasma desséché grâce au veliPoDTM et ce, en volume important. « En 48 heures, 64 unités de plasma peuvent être produites, indique le directeur du CTSA. Plus de 10 millions d’unités ont été produites lors de la Seconde Guerre mondiale. » Cinq jours sont actuellement requis pour la fabrication du plasma lyophilisé utilisé par le Service de santé des armées. Le veliPoDTM, dont le besoin se limite à un approvisionnement en eau et en électricité, peut être installé n’importe où, sur une simple place de parking par exemple

Stocké dans un conteneur, il n’impose pas d’infrastructures particulières comme pour le plasma lyophilisé : ce procédé exige en effet une atmosphère contrôlée et une maintenance plus contraignante. « Le plasma sec ne remplacera pas le plasma lyophilisé. Il complètera un arsenal de soin en place tout en offrant une montée en puissance de notre capacité de production », explique le médecin général inspecteur Jean-Jacques Lataillade. Prochaine étape pour le CTSA avant son utilisation thérapeutique : évaluer, entre autres, la stabilité et la conservation du plasma sec pendant un an. Un dossier sera transmis aux autorités sanitaires qui étudieront la mise en place du veliPoDTM.


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