Réarmement, innovation, coopération : Catherine Vautrin inaugure Eurosatory 2026

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 16 juin 2026

Le salon Eurosatory s’est ouvert lundi 15 juin au Parc des expositions de Villepinte. La ministre, Catherine Vautrin, a inauguré cette édition 2026 en prononçant, à l’issue d’une démonstration dynamique des forces terrestres françaises, belges et britanniques, le discours inaugural devant les acteurs de la communauté de défense et les partenaires internationaux réunis pour l'occasion. Un lancement marqué par les défis géopolitiques et industriels qui traversent aujourd’hui la planète.

La ministre des Armées et des Anciens combattants a inauguré le salon Eurosatory 2026 - © Ministère des Armées et des Anciens combattants

« Dans l’agenda mondial, il est des rendez-vous qui disent quelque chose de l’état du monde. Eurosatory est de ceux-là. » C’est par ces mots que la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a débuté, lundi, son discours d’ouverture du « plus grand rendez-vous de la défense et de la sécurité terrestres et aéroterrestres au monde ».

Cette édition est exceptionnelle à plus d’un titre : elle réunit plus de 2 650 exposants de 68 pays, plus de 350 délégations officielles de près de 100 pays, tandis que plusieurs dizaines de milliers de visiteurs professionnels et plus de 1 100 journalistes internationaux sont attendus. Avec deux stands de 4 400 m2 et près de 60 matériels présentés, l’armée de Terre et la Direction générale de l’armement (DGA) démontrent l’effort engagé par la France pour produire plus vite, accélérer l’innovation et préparer les capacités aéroterrestres de demain, le tout aux côtés de ses alliés. 

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Eurosatory 2026 : le grand rendez-vous de la défense et du combat aéroterrestre de haute intensité

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Eurosatory : une vitrine indispensable

Cette première matinée a été marquée par des démonstrations dynamiques – auxquelles a assisté la ministre – des forces terrestres françaises et belges engagées au sein du partenariat CaMo, aux côtés d’alliés britanniques. Utilisation de drones, de brouilleurs, de chars Leclerc, des véhicules de la gamme SCORPION, attaque menée conjointement… Au-delà même des prouesses technologiques, « nous avons vu des savoir-faire éprouvés sur le terrain et des matériels testés dans des situations au plus près de la réalité des conflits actuels. C’est ainsi que l’on prépare l’engagement », a souligné Catherine Vautrin. Le salon entend bien mettre en lumière les capacités et les innovations qui façonnent la défense de demain, dans un contexte marqué par le retour de la guerre de haute intensité et l’accélération des évolutions technologiques.

Un contexte particulier : la guerre de haute intensité

En effet, Eurosatory « s’ouvre dans la gravité, a reconnu la ministre. La guerre en Ukraine continue de peser sur la sécurité de tout notre continent. » Et bien d’autres théâtres de conflit, à l’instar du Proche-Orient et Moyen-Orient, du Golfe arabo-persique et de la mer Rouge, « nous rappellent que les équilibres régionaux touchent directement nos intérêts et ceux de nos alliés ». Aux quatre coins du monde, les règles internationales sont contestées. Les armées françaises sont susceptibles d’être visées, tout comme les entreprises, les infrastructures, les institutions et les forces morales de la Nation. 

Soutenir la coopération internationale

Face à ces menaces, la France plaide pour une coopération internationale et européenne de défense. La présence de centaines de délégations étrangères en témoigne. La ministre a évoqué plusieurs partenariats, comme celui qui unit la France et la Suède, avec l’achat réciproque de missiles tricolores MMP1 par les Suédois et l’acquisition de missiles suédois NLAW2 par les forces françaises. La journée de l’industrie franco-belge organisée ce mardi 16 juin sur le salon illustre aussi la profondeur de cette relation bilatérale. Avec l’Ukraine, enfin, le salon franchit une étape inédite puisque 40 sociétés ukrainiennes sont présentes cette semaine.

La ministre a aussi défendu les solutions européennes à travers la coopération, la mutualisation des investissements et l’harmonisation des besoins, condition pour éviter le décrochage technologique et afin de « garantir notre liberté d’action et l’interopérabilité de nos forces ».

Réarmement : la France aussi monte en puissance

En plus de bâtir des partenariats fiables, la France s’est résolument engagée dans le réarmement, avec une massification et une densification de son modèle d’armée. L’actualisation de la Loi de programmation militaire prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires qui, ajoutés aux 413 milliards d’euros prévus d’ici 2030, permettront d’investir dans la frappe dans la profondeur, les munitions, les drones, la défense sol-air, l’espace, la modernisation de la dissuasion nucléaire et la préparation opérationnelle. 

Ce réarmement capacitaire est aussi un réarmement industriel. Car « la victoire ne se joue plus uniquement sur le champ de bataille, mais sur les chaînes de production. La première arme, c’est l’usine », a-t-a ajouté la ministre. Catherine Vautrin a ainsi partagé les premiers enseignements de l’exercice « Endurance » qui a visé à éprouver les capacités d’accélération de la production des entreprises de la défense et les outils juridiques existants en cas de crise.

La ministre a enfin annoncé l’entrée en négociations exclusives avec un groupement souverain composé de Safran et MBDA pour le successeur au lance-roquettes unitaire. Cette décision intervient à l’issue d’une compétition d’innovation qui a permis de développer et crédibiliser deux systèmes de lance-roquettes français, alors même qu’une telle solution souveraine n’existait pas il y a deux ans.

Eurosatory illustre donc à la fois l’accélération de la transformation des armées françaises et le renforcement de la coopération et de l’interopérabilité dans des temps troublés. « Là réside la force d’Eurosatory », a rappelé la ministre, « réunir l’industrie, les armées, nos partenaires, autour d’une même exigence opérationnelle : garder le terrain comme point de départ et le combattant comme point d’arrivée ».

1 Le missile moyenne portée, rebaptisé aujourd’hui Akeron MP, est un missile antichar de nouvelle génération.

2 Le missile suédois NLAW (Next generation Light Anti-tank Weapon), développé notamment par Saab, est un armement antichar léger destiné au combat rapproché.

Allocution de Catherine Vautrin pour l’inauguration d’Eurosatory 2026

© Ministère des Armées et des Anciens combattants

Mesdames et Messieurs les ministres, 

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, 

Monsieur le chef d'état-major des armées, Monsieur le préfet,

Monsieur le délégué général pour l'armement, 

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les chefs d'état-major d'armée,

Monsieur le secrétaire général pour l'administration,

Monsieur le directeur général des relations internationales et de la stratégie, Mesdames et Messieurs les officiers généraux,

Mesdames et Messieurs les dirigeants d'entreprise, cadres, ingénieurs, acteurs de notre écosystème de défense,

Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités,

Dans l'agenda mondial, il est des rendez-vous qui disent quelque chose de l'état du monde.

EUROSATORY est de ceux-là.

Avec plus de 2 600 exposants, et 300 délégations venues de près de 100 pays, que je salue chaleureusement, ce salon est le plus grand rendez-vous de la défense et de la sécurité terrestres et aéroterrestres du monde.

C'est une fierté pour la France de l'accueillir.

Que ses organisateurs, le GICAT, son président, toutes celles et ceux qui rendent cet événement possible soient chaleureusement remerciés.

Il y a quelques instants, nous avons assisté à des démonstrations impressionnantes qui ouvrent une fenêtre sur ce qu'est le combat d'aujourd'hui.

Au-delà de la seule vitrine technologique, nous avons vu des savoir-faire éprouvés sur le terrain, des matériels testés dans des situations au plus près de la réalité des conflits actuels.

C'est ainsi que l'on prépare l'engagement.

C'est ainsi que l'on aguerrit une armée de métier comme celle de la France.

Je remercie les militaires, les entreprises, les ingénieurs, les techniciens et toutes les équipes qui y ont pris part.

Là réside la force d'Eurosatory.

Réunir l'industrie, les armées, nos partenaires, autour d'une même exigence opérationnelle, et au-delà toute la communauté de défense. Garder le terrain comme point de départ et le combattant comme point d'arrivée.

Je veux vous redire, mesdames et messieurs les officiers généraux, officiers, sous-officiers, officiers-mariniers, soldats, marins, aviateurs, personnels civils des armées présents, combien la responsabilité qui m'a été confiée par le président de la République et le Premier ministre à la tête du ministère des armées m'oblige, combien je suis évidemment fière et heureuse de me tenir à vos côtés dans les temps troublés que nous traversons et de préparer l'avenir à vos côtés.

Car ce salon s'ouvre dans la gravité.

Lors de l'édition 2022, la guerre d'agression russe contre l'Ukraine était dans tous les esprits.

Une guerre de haute intensité sur le sol européen avec son cortège de victimes, de destructions et d'angoisses.

Une guerre à laquelle nous, Européens, n'étions pas moralement préparés, qui a justifié les efforts accomplis pour remettre à niveau notre outil de défense et pour promouvoir l'autonomie stratégique, c'est-à-dire notre capacité à garder les clefs de notre destin.

En 2024, cette guerre avait déjà changé notre manière de concevoir le rôle de la masse, des feux, des munitions, des drones, de la guerre électronique, de la profondeur ou de l'endurance.

En 2026, ces enseignements demeurent, plus que jamais.

Mais ils s'inscrivent désormais dans un environnement plus vaste, instable et dangereux.

La guerre en Ukraine continue de peser sur la sécurité de tout notre continent.

Le peuple d'Ukraine continue de se battre avec un courage qui force le respect et l'admiration.

Je salue très chaleureusement les représentants de l'Ukraine présents parmi nous et leur redis notre détermination à continuer de soutenir leur combat, aux côtés des États membres de la Coalition des volontaires.

Malheureusement l'Ukraine n'est pas le seul objet de nos inquiétudes.

Au Proche et au Moyen-Orient, je salue l'accord annoncé cette nuit et redis l'engagement de notre pays à participer à sa réalisation.

La mer Rouge, le Golfe arabe-persique, la Méditerranée orientale nous rappellent que les équilibres régionaux touchent directement nos intérêts et ceux de nos alliés, nos approvisionnements et la compétitivité de nos entreprises,

la liberté de navigation, la sécurité de nos ressortissants et celle de nos partenaires. Car partout, les règles internationales sont contestées.

Les menaces hybrides se multiplient.

Aucun espace n'est à l'écart de la conflictualité.

Ces menaces visent nos armées, nos entreprises, nos infrastructures, mais aussi nos opinions publiques, nos institutions, nos forces morales.

C'est pourquoi la résilience et la résistance de la société tout entière deviennent un enjeu de défense, elles passent par un effort de clairvoyance et des choix propres à garantir notre capacité à décider de notre sort et à épauler nos alliés.

Face à cela, l'Ukraine nous le rappelle chaque jour:

la supériorité opérationnelle n'est jamais acquise. L'adaptation de nos armées est une nécessité permanente.

Tenir dans la durée, protéger nos soldats, préserver leur liberté d'action, combiner les effets sur terre, dans les airs, en mer, dans l'espace, dans le champ informationnel et électromagnétique: voilà quels sont les termes du combat aujourd'hui.

Mesdames et messieurs,

Devant vous, acteurs de la défense et de la diplomatie venus de tous horizons, je  veux  le  rappeler  sans  ambiguïté  :  la  France  a  pris  la  pleine  mesure  des bouleversements mondiaux.

Depuis 2017, sous l'impulsion du président de la République Emmanuel Macron, l'accroissement de notre budget militaire permettra son doublement en 2027.

D'une logique de réparation, nous sommes passés à une logique de réarmement.

Aujourd'hui, je défends devant le Parlement l'actualisation de la loi de programmation militaire.

Elle prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires qui, ajoutés aux 413 milliards d'euros prévus d'ici 2030, répondront à nos priorités:

la frappe dans la profondeur, les munitions, les drones, la défense sol-air, l'espace, la modernisation de notre dissuasion, et la préparation opérationnelle à laquelle nous devons accorder, au regard du contexte que je vous ai décrit, la plus grande place.

L'exercice ORION fut à ce titre l'un des plus grands exercices interarmées de ces 20 dernières années conduit en France avec une très importante participation alliée.

Cet effort budgétaire massif que j'évoquais est indispensable mais ne suffit pas. Il faut aussi que la révolution copernicienne se fasse dans les mentalités.

C'est tout le sens du plan « DGA de combat » que j'ai annoncé : une DGA encore plus proche de nos forces, plus ouverte aux innovations venues du terrain, plus exigeante avec les industriels, et plus attentive au temps opérationnel.

Notre devoir est de nous préparer à des circonstances difficiles, ce qui est aussi indispensable pour contribuer à les prévenir.

La victoire ne se joue plus uniquement sur le champ de bataille. Elle se joue sur les chaînes de production.

Notre première arme, c'est l'usine.

Pour garantir notre souveraineté et celle de nos alliés, la DGA, l'industrie et les forces doivent former un seul et même bloc de combat.

La cohérence et l'approche collective sont nos meilleurs gages de victoire.

Il y a 10 jours, la DGA a ainsi piloté, à ma demande, l'exercice« Endurance», premier du genre, dont l'objectif était d'éprouver notre industrie face à une demande massive et simultanée, dans une hypothèse de conflit de haute intensité.

Cette manœuvre inédite, complémentaire de l'exercice « Réquisitions » fut un succès, riche d'enseignements qui a permis un véritable « stress test » grandeur nature.

Vous le voyez, la France, pays-usine, accélère.

Au-delà des sites concernés par la méthode « Notre-Dame » annoncée par le président de la République en avril,

C'est un secteur entier de notre industrie qui est fort de son excellence et s'inscrit dans une dynamique mondiale sans précédent.

Chez KN DS, à Roanne, les effectifs ont doublé en sept ans grâce aux investissements dans la chaîne des véhicules SCORPION.

j'ajoute que dans quelques jours, et c'est une première pour un site de défense, l'un des projets majeurs d'extension de KNDS sera désigné comme « projet d'intérêt national majeur».

Chez Safran, à Montluçon, la capacité de production des bombes AASM HAM MER aura été multipliée par six entre 2022 et 2026.

120 millions d'euros sont investis pour étendre et moderniser le site, avec 500 emplois créés d'ici 2030, pour soutenir la forte demande de ces armements.

Chez MBDA, la production de missiles a doublé entre 2023 et 2025.

Et je salue l'annonce, la semaine dernière, de la création d'un nouveau site de mécanique à proximité d'Orléans, pour répondre à l'objectif de multiplier par six la production de missiles en France entre d'ici 2030.

Au-delà des grands industriels, que je salue, je veux saluer en France, la multiplication desacteurs impliqués dans le réarmement : nos ETI, PME, PMI installées sur tous nos territoires.

Je souhaite aussi la bienvenue aux plus de 300 exposants qui viennent à Eurosatory pour la première fois, mais également des investisseurs, désormais familiers du secteur de la défense après les travaux menés dans le cadre du dialogue de place.

Mesdames et messieurs,

Ce réarmement n'est pas seulement français. Il est et doit être européen.

Nous vivons dans un monde dans lequel les technologies évoluent à très grande vitesse, où nos compétiteurs comme nos adversaires sont engagés dans la mise à niveau de leur outil de défense et la recherche de sa supériorité sur le champ de bataille.

Le risque, c'est bien le décrochage. C'est d'avoir des équipements dépassés. C'est de dépenser beaucoup, mais trop tard, et donc mal.

De manquer les ruptures technologiques qui feront la différence. C'est de ne pas faire les efforts d'anticipation et de remise en cause nécessaires.

C'est pour cela que nous devons coopérer davantage, mutualiser nos investissements, harmoniser nos besoins, miser sur la BITD européenne pour garantir notre liberté d'action et l'interopérabilité de nos forces, coopérer pour viser l'excellence et l'adéquation aux besoins de nos outils de défense.

Pour faire le choix de la cohérence. Pour faire le choix de la puissance.

C'est vrai dans le domaine de l'industrie terrestre, dans toutes ses composantes, car elle est au cœur des évolutions du warfare qui se sont fait jour depuis 2022.

Mais aussi pour les missiles, pour les roquettes, pour les obus de 155.

Et vous le savez, notre pays a souhaité se doter pour la frappe dans la profondeur d'un successeur au lance-roquettes unitaire.

Nous sommes en phase, je vous l'annonce ce matin, de négociations exclusives avec un groupement souverain composé de Safran et MBDA.

Je voudrais ici remercier l'ensemble des compétiteurs et la grande qualité des différentes offres.

C'est pour toute la chaîne de valeur que nous recherchons bien évidemment cette qualité, des poudres et explosifs chez Eurenco jusqu'aux moteurs de missiles chez Roxel.

Notre industrie a pris le tournant du combat centré autour de la donnée : nous devons y investir massivement, avec des systèmes capables d'évolutions rapides.

Je salue l'engagement des armées pour développer des systèmes pionniers : applications du quantique; développement d'outils de C2 irrigués par l'IA et conçus d'emblée en vue de l'indispensable interopérabilité avec nos alliés de l'OTAN, c'est le projet Arkadia, que vous pourrez découvrir ici; flotte de robots.

Et je le rappelle : l'argent du contribuable européen doit bénéficier à l'industrie européenne, aux emplois européens, et évidemment aux territoires européens.

C'est du bon sens et une question de souveraineté. Voilà, mesdames et messieurs,

Réduire nos dépendances extérieures, créer un marché suffisant en Europe, agréger les commandes, donner de la visibilité à vous industriels:

c'est ainsi que nous deviendrons plus forts. Les exemples sont là.

Le Danemark, où j'étais la semaine dernière, la commande du système terrestre de missiles sol-air de nouvelle génération SAMP/T NG illustre la force et l'attrait des programmes franco-italiens.

Je pourrais évoquer la qualité et la complémentarité du partenariat avec la Suède avec l'achat réciproque de missiles tricolores MMP par les Suédois et l'acquisition de missiles suédois NLAW par nos forces.

Hors du milieu terrestre nous avons fait le choix du GlobalEye parce qu'il est le meilleur aéronef de sa catégorie disponible aujourd'hui.

Et comment ne pas évoquer notre Marine quand le gouvernement suédois fait le choix de la FDI, bâtiment offrant le meilleur standard de dernière génération déployé à la mer.

La journée de l'industrie franco-belge organisée ce 16 juin ici-même témoigne également de la profondeur de cette relation bilatérale avec nos amis belges.

Qui s'articule intimement du champ de bataille à l'usine.

L'Union européenne a aussi un rôle à jouer. j'accueillerai bientôt le commissaire Kubilius.

Avec l'Ukraine, enfin, Eurosatory franchit une étape inédite :

Quarante sociétés ukrainiennes sont présentes. C'est considérable. L'Ukraine a fait d'Eurosatory son salon d'armement, et je m'en réjouis.

Nos partenariats dépassent le seul continent. La France est le deuxième exportateur mondial d'armement. C'est une fierté. Cela permet évidemment des partenariats, de renforcer l'interopérabilité et de faire vivre une communauté partout dans le monde.

Alors bien sûr ce modèle s'entretient. À ce titre, je veux ici dire la priorité qui est la mienne de préparer l'avenir. Préparer l'avenir, c'est préparer les femmes et les hommes qui contribueront à l'effort de défense : car la défense recrute activement, que ce soit dans les armées, dans le cadre du service national, mais pas seulement, dans les entreprises, dans nos laboratoires de recherche.

1ngénieurs, techniciens, chercheurs, financiers, d'acheteurs, juristes, logisticiens, communicants : la communauté de défense a besoin d'un panel exceptionnel de compétences, de talents car il n'y a pas qu'une seule manière de servir la défense de la France.

Il y a mille et une manières, et bien plus encore qui ne manqueront pas d'émerger demain et après-demain.

C'est tout le sens de ce qui nous rassemble aujourd'hui. 

J'ai le plaisir de déclarer, le salon Eurosatory 2026, ouvert !

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