Pégase 26, déploiement stratégique de l’armée de l’Air et de l’Espace
Assurer une présence militaire décisive et, ce, sur un arc stratégique étendu –de l’Arctique au Proche-Moyen-Orient, en passant par l’Indopacifique : c’est bien ce qu’incarne la mission Pégase 2026. Par cette septième édition, l’armée de l’Air et de l’Espace illustre, une fois de plus, son aptitude à se projeter dans des environnements variés et exigeants.
Quatre Rafale F4, trois A330 MRTT, deux A400M, 300 aviateurs, neufs escales, quatre océans traversés, près de 40 jours. Tous ces chiffres donnent le tournis tant la mission Pégase 26 est impressionnante, avec pour objectif premier de projeter la puissance militaire aérospatiale française à l'autre bout du monde. « Cela nécessite un entraînement approfondi, car c'est une capacité qui s'entretient dans le temps long. Pégase nous permet de conserver ce savoir-faire, qui est l'apanage d'un petit nombre de forces aériennes modernes », assure le général Julien Sabéné, commandant en second du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) et chef de la mission Pégase 26.
Développer l’interopérabilité de l’armée de l’Air et de l’Espace
Du 8 septembre au 15 octobre prochain, les aviateurs de la mission Pégase participeront à de multiples exercices lors des différentes escales, « aux côtés d'autres appareils multinationaux afin de disposer de la masse critique nécessaire pour simuler des situations complexes », explique le général Julien Sabéné, lors du point presse du 27 août. Parmi ces exercices : « Tarang Shakti » en Inde et « Amun » en Égypte.
Ces échanges seront l’occasion de développer l’interopérabilité de l’armée de l’Air et de l’Espace, « en établissant des relations de proximité, en particulier avec les partenaires que nous ne côtoyons pas au quotidien, car distants géographiquement de la métropole », poursuit le général. Ce sera par exemple le cas avec le Japon ainsi qu'avec la Corée du Sud pour le volet spatial.
Mettre en valeur le triptyque Rafale-A330 MRTT-A400M
Avec un tel déploiement autour du globe, la mission permet aux aviateurs de s’entraîner à opérer dans les milieux géographiques les plus exigeants : polaire, tropical, désertique. Le premier vol sera particulièrement éprouvant. « Lors de ces 11 heures de vol, nous allons tester les limites physiologiques de nos personnels navigants, mais aussi notre capacité à opérer dans des latitudes hautes, précise le chef de la mission Pégase 26. Les contraintes sont nombreuses dans un environnement désertique froid avec peu de points où nous pouvons nous dérouter. »
Pégase 26 constitue également la vitrine de l’excellence de la base industrielle et technologique de défense française. La mission met en effet à l’honneur le triptyque Rafale-A330 MRTT-A400M. « Nous serons les ambassadeurs de notre industrie de défense qui rayonne bien au-delà de nos frontières, confirme le général Julien Sabéné, avant de poursuivre : « L'Indonésie, l'Inde, le Qatar et l'Égypte sont dotés de certains de ces mêmes matériels, tandis que les autres pays visités pourraient être intéressés. »
L'intervention complète du général Julien Sabéné, commandant en second du CDAOA et chef de la mission Pegase 26
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