Paris et Berlin lancent la coalition en soutien de la défense aérienne de l’Ukraine
À l’occasion de la réunion du Groupe de contact pour la défense de l’Ukraine de ce 14 février, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a lancé la coalition en soutien de la défense aérienne de l’Ukraine aux côtés de Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, et de ses homologues danois et belge.
Dans le cadre de la réunion du Groupe de contact pour la défense de l’Ukraine, aussi appelé « format Ramstein », à Bruxelles, Sébastien Lecornu s’est félicité ce mardi du lancement de la coalition en soutien de la défense aérienne de l’Ukraine. Aux côtés de Boris Pistorius, son homologue allemand, Sébastien Lecornu a signé une lettre d’intention pour officialiser cette coalition. L’Allemagne prend la tête de l’organisation et la France détient le statut de co-leader. Le Danemark et la Belgique ont également rejoint ce nouveau groupe.
Depuis septembre dernier, les pays du « format Ramstein » se sont organisés en cinq coalitions capacitaires – la défense aérienne, les blindés, les forces aériennes, la sécurité maritime et l’artillerie sol-sol. Pour continuer à aider Kiev aussi longtemps qu’il le faudra et contrer les risques d’usure, ces coalitions tentent d’apporter une aide plus efficace sur les court et long termes. Plus particulièrement, la coalition défense aérienne a pour mission de renforcer la protection des populations civiles et du territoire ukrainien contre les attaques aériennes et de missiles. Le renforcement des capacités de Kiev sera ainsi déterminant pour la suite du conflit.
Cette annonce intervient moins d’un mois après le lancement de la coalition « Artillerie pour l’Ukraine » dirigée par la France, le 18 janvier dernier à Paris. Le but : « Encourager et coordonner les contributions nationales afin de renforcer l’artillerie sol-sol des forces armées ukrainiennes », a précisé ce mardi le ministre des Armées. Pour lui, « nous devons maintenant aller plus loin afin de soutenir nos amis ukrainiens le plus fortement possible. »
Sébastien Lecornu a d’ailleurs profité de l’occasion pour réaffirmer l’appui « sans faille » de la France aux forces ukrainiennes. Cela passe par « une aide matérielle continue, un effort de formation important, et des échanges constants et confiants avec les autorités de Kiev ainsi qu’avec nos partenaires. » Le ministre a ainsi rappelé la livraison d’une quarantaine de missiles de longue portée Scalp, dans les prochaines semaines, et de plusieurs centaines de munitions air-sol modulaires A2SM Hammer, livraison annoncée par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 16 janvier dernier.
Contenus associés
Ukraine : la France poursuit son soutien
Quatre ans après l’invasion russe, la guerre en Ukraine demeure un enjeu central pour la sécurité du continent européen. Lors du point presse du jeudi 26 février, le général de brigade Armel Dirou, chef de la « task force Ukraine », est revenu sur la portée stratégique du conflit et sur la continuité du soutien français. Un engagement inscrit à la fois dans l’urgence et dans le temps long.
26 février 2026
La France aux côtés de l’Ukraine
Depuis le déclenchement de la guerre par la Russie il y a quatre ans jour pour jour, la France apporte un soutien continu aux forces ukrainiennes. Celui-ci vise à donner les moyens à l’Ukraine de défendre ses territoires et, à terme, de dissuader la Russie de mener une nouvelle offensive. Il repose sur trois piliers : volet capacitaire, formation et coopération de sécurité.
24 février 2026
La France prête à commander la force de réaction de l’Otan
Les généraux Julien Fourneret et Éric Ozanne ont détaillé la montée en puissance des forces françaises lors du point presse consacré à l’exercice Steadfast Dagger 2025. La France prendra la tête des composantes aérienne et terrestre de la Force de réaction alliée (ARF) de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) en juillet 2026. Cette édition, qui s’achève aujourd’hui, constitue une étape décisive vers cette prise de commandement.
04 décembre 2025