La mission Pégase 26 est lancée

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 09 septembre 2026

Ces 7 et 8 septembre, l'armée de l'Air et de l'Espace lance la 7e édition de la mission Pégase 26 depuis la base aérienne 125 d'Istres. Les forces françaises décollent pour une nouvelle démonstration de souveraineté et de réactivité à travers le globe. 
 

Alice Rufo s'adresse aux troupes depuis la base aérienne d'Istres - © Ministère des Armées / Armée de l'Air et de l'Espace

Près de 300 aviateurs et aviatrices, quatre Rafale, trois A330 MRTT et deux A400M vont s’élancer pour parcourir plus de 40 000 kilomètres en 40 jours. Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, s'est adressée aux troupes depuis la base aérienne d’Istres, soulignant l'enjeu symbolique et stratégique de ce départ. « Dans ce ministère, nous employons les mots de souveraineté, d'autonomie stratégique et de crédibilité opérationnelle. Mais ils ne pèsent rien tant que les militaires que vous êtes n'êtes pas au rendez-vous pour en faire une réalité opérationnelle et, passez-moi l'expression, pour les charger dans la soute », a-t-elle affirmé.

L’itinéraire de Pégase 26 relie trois espaces stratégiques majeurs : l’Arctique, l’Indopacifique et le Moyen-Orient. Dans la lignée des glorieux pionniers, les aviateurs vont ouvrir de nouvelles voies inédites. Après un départ vers le Groenland, les avions poursuivront leur route vers le Canada, l’Alaska, avant de traverser le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Inde. Des étapes clés comprendront la participation aux exercices multinationaux Tarang Shakti en Inde et Amun en Égypte, ainsi qu'une escale à La Réunion.

La ministre déléguée a mis en lumière la dimension européenne et stratégique de la phase arctique : « Le Président de la République l'a rappelé ici même en janvier : au Groenland, les Européens ont une responsabilité particulière, et la France a répondu à la demande du Danemark en rejoignant l'exercice Arctic Endurance. L'Europe de la défense n'est pas un concept de sommet. C'est ce que des aviateurs font quand ils se posent là-haut. »

Concernant l’Indopacifique, elle a insisté sur le rôle permanent de la France dans la zone : « La France n'est pas un visiteur de passage dans l'Indopacifique. Elle y a des territoires. Elle y a des citoyens. Elle y a des militaires qui servent en permanence ».

A partir de cette base symbole - la BA125 d’Istres - illustration même du réarmement français, ces hommes et ces femmes vont mener une mission qui démontre la volonté de la France de renforcer l'interopérabilité avec ses partenaires alliés et, surtout, de « jouer un rôle actif sur la scène internationale, en s’appuyant sur une force aérospatiale de premier rang, responsable et engagée pour la paix et la stabilité mondiale », a rappelé Alice Rufo.


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