L’innovation au service des forces

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 14 novembre 2025

Retour sur les présentations de nouvelles solutions technologiques et systèmes d’armes proposées par les experts et responsables de programmes de la Direction générale de l’armement-Maîtrise de l’information (DGA-MI) et de l’Agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de Défense l’AMIAD. Ces démonstrations ont eu lieu lors du point presse du ministère des Armées et des Anciens combattants, à Bruz (35). 

Illustration de la stratégie technologique de transformation numérique Internet des objets © Adobe Stock

« Ici, au cœur de la Bretagne, se forge l'excellence technologique au service de nos armées et de la souveraineté nationale. » Par ces mots, l’'ingénieur général de l'armement Frédéric Bouyer, directeur du centre d’expertise et d’essais de la Direction générale de l’armement-Maîtrise de l’information (DGA-MI), a dessiné les contours d’une ambition pour les armées françaises. Pour être forts et efficients, il faut être innovants. 

La DGA-MI, une concentration d’expertise

Ce centre, implanté à Bruz (Ille-et-Vilaine), est un véritable « laboratoire vivant où s'inventent les solutions de demain pour préparer l'efficacité opérationnelle de nos armées », selon lui. La DGA-MI est née en 2009, de la fusion du Centre d'électronique de l'armement, le CELAR, et du Laboratoire de recherche balistique et aérodynamique, le LRBA. Cette union a permis de « rassembler des expertises complémentaires, de l'électronique de défense à la cybersécurité, en passant par les systèmes d'armes, les télécommunications, le numérique ou la guerre électronique », précise-t-il. 

Depuis sa création, la DGA-MI évolue et monte en puissance au gré des avancées technologiques et des besoins du ministère des Armées et des Anciens combattants. En une dizaine d’années, elle a connu « une croissance rapide dans des domaines clés comme la cyberdéfense et l'intelligence artificielle ». Forte aujourd’hui de près de 1 800 collaborateurs, 54 moyens d'essais parmi les plus avancés d'Europe et près de 300 systèmes d'information, elle constitue ainsi une « concentration d'expertise technique au service de la défense ». 

La DGA-MI en chiffres

1 800

Collaborateurs

54

Moyens d'essais

300

Systèmes d'information

L’AMIAD, au service constant de l’innovation

De son côté, l’Agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de Défense (AMIAD - dont le siège se trouve à Bruz et le pôle Recherche à Palaiseau, en région parisienne) se met également au service de la performance des systèmes d'armes, à travers l’IA. Comme l’a bien expliqué Bertrand Rondepierre, son directeur, « la montée en technologie des conflits armés ne fait pas de doute. L'enjeu est non seulement d'y faire face, mais surtout de déployer des solutions qui soient utilisées par nos armées et même des solutions viables pour tout le ministère ». L'innovation militaire, dans ce cas, ne peut fonctionner que si « l'opérationnel est impliqué », affirme-t-il. Pour ce faire, l’AMIAD mise évidemment sur la solide expertise de ses agents. En 18 mois, 150 ingénieurs ont été recrutés, entre le site de Bruz et celui de Palaiseau. L’objectif pour fin 2025 est d’atteindre les 200 personnes, ce qui « nous permet de continuer notre montée en puissance en matière de production d'IA et d'ingénierie plus généralement », renchérit-il. Parmi les projets phare de l’AMIAD : le supercalculateur Asgard, présenté en septembre 2025, mais aussi la première unité robotique de combat autonome qui devrait être livrée d'ici l'été 2027. 

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