Jeanne d'Arc 2026 : formation, partenariats et souveraineté
Le capitaine de vaisseau (CV) Jocelyn Delrieu, commandant de la mission Jeanne d'Arc 2026, a présenté, lors du point presse du 5 février, les enjeux et le parcours de cette nouvelle édition. Un déploiement de cinq mois qui s’inscrit dans la continuité des précédentes missions, mais avec des spécificités marquantes pour cette année.
Pendant cinq mois, la Jeanne d'Arc 2026 embarquera à bord du porte hélicoptère amphibie Dixmude et de la frégate Aconit, reliant l’océan Indien au Pacifique, une zone stratégique pour la France. Cette mission allie formation des jeunes officiers de la Marine nationale et opérations militaires. 160 futurs officiers, dont 16 partenaires étrangers, acquerront des compétences en navigation, manœuvre, opérations et gestion de drones. « C’est une école d’application où ils seront placés en responsabilité, souligne le CV Jocelyn Delrieu. Elle leur permettra également de côtoyer des enjeux qui les attendent demain, comme les drones ou la data ». L’objectif : les rendre « prêts à l’emploi » dès leur retour à Toulon en juillet.
La mission vise aussi à consolider les coopérations régionales, via des exercices bilatéraux ou multilatéraux. Le groupe embarque un groupement tactique (infanterie et hélicoptères) pour intervenir rapidement en cas de crise, lutter contre les trafics ou mener des opérations amphibies.
Un parcours ambitieux
Le Dixmude quittera Toulon le 17 février pour un périple en trois parties :
- de la Méditerranée à l’ouest de l’océan Indien : Participation aux opérations Aspides et Atalante, renforcement des liens avec l’Égypte, le Kenya et la Tanzanie, pour ensuite atteindre Mayotte et La Réunion, avec une participation à l’exercice Papangue ;
- est de l’océan Indien : exercices Balikatan aux Philippines et La Pérouse avec la Malaisie ;
- retour par le nord de l’océan Indien : coopérations avec l’Inde, les Émirats arabes unis, et Djibouti, avant une dernière escale en Turquie.
Cette édition coïncide avec les 400 ans de la Marine nationale. « Nous sommes fiers de porter cet héritage », déclare le CV Jocelyn Delrieu, soulignant l’adaptation permanente de la marine aux défis futurs. Une mission qui promet de marquer les esprits, comme elle l’a fait pour le capitaine de vaisseau il y a 25 ans. « Des souvenirs vivaces et des liens de camaraderie forts », se remémore-t-il, avant d’inviter les jeunes officiers à vivre cette expérience fondatrice.
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