Hommage aux Morts pour la France en Indochine

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 10 juin 2026

À l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France en Indochine, célébrée tous les 8 juin depuis 2005, Alice Rufo s’est rendue à Fréjus, dans le Var, pour rendre hommage à celles et ceux qui ont servi et combattu en Extrême-Orient et transmettre aux jeunes générations l’histoire et la mémoire de cet engagement.

Alice Rufo devant le mémorial des guerres en Indochine, à Fréjus - © Ministère des Armées et des Anciens combattants

« Le 8 juin 1980, à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, la France recueillait le corps d'un soldat inconnu d'Indochine. Ce jour-là, au milieu des croix de la Grande Guerre, la Nation renouait sa promesse de fidélité envers ceux qui étaient tombés si loin de chez eux, en Asie. » Par ces mots, Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, a ouvert la cérémonie d’hommage au mémorial des guerres en Indochine, à Fréjus. Haut lieu de la mémoire nationale inauguré en 1993 par le président François Mitterrand, ce mémorial rassemble les dépouilles de plus de 17 000 militaires rapatriés du Vietnam ainsi qu’un ossuaire regroupant plus de 3 000 victimes inconnues.

« Derrière les noms gravés sur ce Mur du Souvenir, ce sont des dizaines de milliers de destins qui se dressent, souligne la ministre. Ils étaient fantassins, cavaliers, légionnaires, artilleurs, parachutistes, marsouins et bigors, tirailleurs venus d'Afrique, gendarmes, marins, aviateurs, médecins, infirmiers et infirmières. » Avec près de 35 000 noms de militaires morts pour la France dont les corps n’ont pas été rapatriés ou reposent ailleurs, ce Mur du Souvenir témoigne de l’ampleur des sacrifices consentis au cours de la guerre d’Indochine.

Rappel historique

Le 2 septembre 1945, Hô Chi Minh profite de la capitulation du Japon, dont les troupes occupent alors l’ancienne Indochine française, pour proclamer l’indépendance du Vietnam. En 1946, la France engage un corps expéditionnaire en Extrême-Orient. Commence alors un conflit qui s’inscrit progressivement, à partir de 1949, dans le contexte de la guerre froide et s’achève en 1954 avec la bataille de Diên Biên Phu et les accords de Genève.

Longtemps située dans l’ombre de la Seconde Guerre mondiale puis de la guerre d’Algérie, la mémoire de l’Indochine est demeurée plus discrète dans l’espace public que celle d’autres conflits du XXe siècle. Depuis 2005, la Journée nationale du 8 juin participe à cette exigence de transmission et de reconnaissance envers celles et ceux qui ont servi et combattu en Extrême-Orient.

« Cette guerre, lointaine et difficile, a divisé les consciences françaises. Pourtant, au milieu des douleurs irréparables de l'Histoire, la mémoire des soldats d’Indochine témoigne d'une lumière qui ne s'est jamais éteinte : celle d'une grandeur qui subsiste jusqu'au cœur des combats, plus forte que la violence des hommes, des idéologies, des pouvoirs », a conclu la ministre.


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