Eurosatory 2026 : comment la DGA prépare les capacités aéroterrestres de demain

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 16 juin 2026

Face au retour des conflits de haute intensité et à l’accélération des évolutions technologiques, la Direction générale de l’armement conduit la transformation des capacités militaires françaises. À Eurosatory 2026, elle met en lumière les efforts engagés pour produire plus vite, accélérer l’innovation et préparer les systèmes de combat de demain.

La DGA joue un rôle central dans la transformation des capacités militaires françaises - © Ministère des Armées et des Anciens combattants

Le retour des conflits de haute intensité impose une transformation profonde des rythmes de production et de soutien des armées. Les conflits récents ont démontré que la crédibilité opérationnelle repose autant sur la qualité technologique des équipements que sur la capacité à produire dans la durée, reconstituer rapidement les stocks et soutenir un engagement prolongé.

Produire plus vite pour durer dans la haute intensité

Dans ce contexte, la DGA pilote une montée en puissance de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française afin d’accélérer les cadences industrielles, sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques et renforcer la résilience de l’outil de production national.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la logique d’économie de guerre engagée par la France à travers la loi de programmation militaire 2024-2030 et son actualisation. Elle vise à réduire les délais de production, simplifier certaines procédures et rapprocher davantage les armées, les industriels et les acteurs de l’innovation.

L’objectif est désormais de disposer d’une industrie capable de soutenir dans la durée les besoins des forces françaises et de leurs partenaires, dans un environnement marqué par l’incertitude stratégique et le réarmement de nombreuses puissances.

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Accélérer l’innovation opérationnelle

L’accélération des évolutions technologiques impose de raccourcir les cycles entre innovation, expérimentation et mise en service opérationnelle.

La DGA développe ainsi une logique d’innovation en boucle courte permettant d’intégrer plus rapidement les retours d’expérience opérationnels et les innovations issues des conflits contemporains.

Cette approche concerne en particulier les drones, la robotique, l’intelligence artificielle, la guerre électronique, les capacités collaboratives et les systèmes numérisés de commandement et de combat.

Le ministère des Armées et des Anciens combattants soutient également l’émergence de nouveaux acteurs industriels à travers l’Agence de l’innovation de défense (AID), les partenariats d’innovation, les expérimentations conduites avec les forces et les coopérations avec l’écosystème civil.

L’objectif est de favoriser une capacité d’adaptation permanente face à l’évolution rapide des menaces et des technologies militaires.

Des architectures ouvertes pour des systèmes de combat évolutifs

Les conflits récents ont également démontré la nécessité de disposer de systèmes capables d’évoluer rapidement afin d’intégrer de nouvelles capacités.

La DGA développe ainsi une approche fondée sur des architectures ouvertes, modulaires et évolutives permettant d’accélérer l’intégration de nouvelles briques technologiques au sein des systèmes existants.

Cette logique vise à renforcer l’interopérabilité entre systèmes et partenaires, accélérer l’intégration de l’innovation, améliorer la résilience des capacités opérationnelles et favoriser l’adaptation permanente aux évolutions de la menace.

Elle accompagne également la montée en puissance des capacités collaboratives, de la robotisation et de la numérisation du champ de bataille.

Préparer les capacités aéroterrestres de demain

La transformation des capacités aéroterrestres françaises repose désormais sur une intégration croissante des drones, de la robotique, des munitions téléopérées, des capacités de guerre électronique, des systèmes de commandement numérisés et de l’intelligence artificielle.

La guerre en Ukraine a confirmé le rôle central de ces technologies dans les opérations terrestres contemporaines. La France accélère ainsi la massification des drones, le développement des coopérations homme-machine et l’intégration des capacités collaboratives au sein des forces terrestres et aéroterrestres.

Cette transformation concerne l’ensemble des échelons tactiques, du groupe de combat jusqu’au corps d’armée.

Dans le même temps, l’effort porte également sur les capacités d’appui-feu, la défense sol-air, la logistique, la connectivité et la résilience des chaînes de soutien, désormais considérées comme des facteurs centraux de la crédibilité opérationnelle.

Une souveraineté technologique au service des armées et de l’Europe

Dans un contexte marqué par les dépendances technologiques et le retour des logiques de puissance, la maîtrise des technologies critiques constitue un enjeu stratégique majeur.

La France agit pour préserver les compétences industrielles souveraines, sécuriser les chaînes critiques et renforcer la Base industrielle et technologique de défense nationale et européenne.

Cette ambition repose également sur un approfondissement des coopérations capacitaires européennes, le développement de convergences technologiques et le soutien à des capacités interopérables entre alliés.

L’exportation contribue enfin à la consolidation des filières industrielles, à la soutenabilité des programmes et au rayonnement stratégique français.

À Eurosatory 2026, les équipements et capacités présentés illustrent cette dynamique : celle d’une industrie de défense capable d’innover, de produire et d’accompagner durablement la transformation des forces françaises face aux exigences des conflits contemporains.

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