[DECRYPTAGE] Orion 26 : la préparation opérationnelle à la haute intensité

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 20 mai 2026

L’exercice Orion 26 s’est déroulé du 8 février au 30 avril dernier dans toute la France. D’une ampleur inédite, cet exercice interarmées et multi-domaines visait à engager les forces françaises dans des scénarios de haute intensité.

L’exercice Orion 26 s’est déroulé du 8 février au 30 avril dernier dans toute la France. - © Sch Christian Hamilcaro / Défense / DICoD

Orion 26, acronyme d’« Opérations de grande envergure pour des armées Résilientes, Interopérables, Orientées vers le combat de haute intensité et Novatrices », constitue le rendez-vous majeur de la préparation opérationnelle de nos armées. Face à la dégradation du contexte international, les forces françaises s’entraînent à mener des combats de haute intensité dans des environnements hybrides et contestés. 

Dans ce nouvel épisode du « Décryptage », nous donnons la parole au vice-amiral Royer de Véricourt, commandant du Centre expert du commandement interarmées (CECIA) de l'état-major des armées et Directeur d’ensemble de l’exercice Orion 26. Il nous éclaire sur les enjeux de cette manœuvre d’envergure, le contexte géopolitique dans lequel elle s’inscrit, ainsi que la mobilisation militaire qu’elle implique. 

ORION 26 : La préparation opérationnelle à la haute intensité | Décryptage #9

Le scénario d’Orion 26

Fictif mais crédible, inspiré des standards Otan, pour recréer l’ensemble des formes du combat moderne, de la menace hybride à la haute intensité, et éprouver nos forces dans des conditions de combat parmi les plus réalistes.

En Europe, Mercure, un pays expansionniste, cherche à déstabiliser son voisin Arnland afin de maintenir son influence dans la région et d’empêcher l’adhésion de ce pays à l’Union Européenne.  Au cours de l’année 2025, Mercure a multiplié les actions hybrides et accru son soutien aux milices présentes sur le territoire d’Arnland. À sa demande et en concertation avec les autres pays alliés, le 6 janvier 2026, la France prend la tête de la coalition Orion pour assurer sa défense et préserver l’équilibre européen.

Un exercice en 4 phases

Phase 1 : planification opérationnelle majeure

Objectif : renforcer l’entraînement de la structure de commandement et de contrôle (C2) des niveaux stratégique et opératif à la planification en temps contraint d’une campagne militaire sous commandement national en coordination avec l’Otan et un pays hôte, ainsi que des opérations dans l’Hexagone et en outre-mer.

Phase 2 : conquête de supériorité de zone, déploiement des troupes en coalition

Objectif : renforcer l’entraînement de la structure nationale de commandement des niveaux opératif et tactique à conduire une campagne d’entrée en premier sur un théâtre d'opérations en prenant en compte la conflictualité dans tous les aspects des champs et milieux.

Phase 3 : renforcer les capacités collectives de défense du territoire

Objectifs principaux : 

  • renforcer la coordination entre les ministères dans la planification de leur soutien à la montée en puissance des armées en cas d’engagement majeur ;
  • évaluer la réactivité, la capacité de mobilisation et la coordination des acteurs civils et militaires, ainsi que l’aptitude de la France à soutenir la montée en puissance de ses forces dans un contexte de rétroactions.

Phase 4 : déploiement des troupes dans l’Otan

Objectif : illustrer l’engagement de la France au sein de l’Otan dans un scénario de défense collective (article 5), démontrant sa capacité à conduire et à commander une opération interalliée de haute intensité.

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