« Le même ciel, le même océan, la même amitié » : Alice Rufo accueille des vétérans américains en France

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 05 juin 2026

Mercredi 3 juin, des vétérans américains ont été accueillis en France par Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, à l'occasion des commémorations du Débarquement allié de juin 1944. Une visite doublement symbolique pour les États-Unis, qui célèbrent cette année le 250e anniversaire de leur indépendance, auquel la France participe.

Les vétérans américains à l'occasion des commémorations du Débarquement allié de juin 1944

« Vous voir revenir, alors que la plupart d’entre vous ont désormais dépassé le siècle d’existence, c’est voir l’Histoire vivante revenir fouler cette terre. La France se souvient. La France n’oubliera jamais. » C’est par des mots chargés d’émotion que la ministre déléguée Alice Rufo a accueilli le 3 juin, sur le tarmac de l’aéroport de Deauville-Saint-Gatien (Normandie), des vétérans américains de la Seconde Guerre mondiale. A ses côtés se tenaient Brigitte Macron, l'ambassadeur des États-Unis en France Charles Kushner, le général d'armée François Lecointre, grand chancelier de la Légion d'honneur, ainsi que d'élèves de Deauville et de Breuil-en-Auge.  

Une mémoire partagée entre deux pays amis et alliés

Plusieurs vétérans se sont vus décerner la Légion d'honneur, qui constitue la plus haute distinction française, en reconnaissance de leur courageuse participation à la libération de la France. « Des milliers de jeunes Américains ont traversé cet océan vers une côte qu’ils n’avaient jamais vue, afin de libérer un pays qui n’était pas le leur », a déclaré Alice Rufo. C’était il y a exactement 82 ans. Autrement dit hier, pour ces hommes qui, pour ceux qui ont survécu, « ont porté ce rivage en eux pour le reste de leur vie ». 

Des valeurs similaires à défendre

La ministre a tenu à rappeler que la solide relation entre les deux pays est fondée sur des intérêts communs mais également sur des valeurs partagées. Ainsi a-t-elle fait référence aux « soldats français, eux aussi, tombés loin de chez eux, en Afghanistan, défendant la liberté même que votre génération a défendue ici ». Dans toutes les épreuves de l’Histoire, y compris les plus difficiles, la France et les États-Unis ont su faire front commun pour défendre le modèle démocratique ; c’est pourquoi leur amitié ne saurait être réduite à « une affaire de circonstances. Elle est une affaire de conviction », a ajouté la ministre déléguée.

Le 3 juin, des vétérans américains ont été accueillis en France par Alice Rufo © Ministère des Armées et des Anciens combattants

Alice Rufo et un vétéran américain

Un lien réciproque d’aide et de soutien

Cette solidarité mutuelle trouve un écho encore plus fort cette année où les États-Unis fêtent le 250e anniversaire de leur indépendance. Pour l’occasion, la Patrouille de France s’est envolée pour New York mercredi, depuis Salon-de-Provence. Le nom de code de cette mission d’envergure : Liberté 250. Du 7 juin au 5 juillet, l’armée de l’Air et de l’Espace prendra part aux célébrations. Au total, 85 aviateurs français suivront un itinéraire le long de la côte Est, en combinant séquences à caractère mémoriel, participations à des meetings aériens et interactions avec les forces armées américaines.

Une participation dont s’est réjouie Alice Rufo, en établissant un parallèle historique : « Aujourd’hui, tandis que vous traversez l’Atlantique pour revenir en Normandie, la Patrouille de France s’élance depuis la Provence pour traverser ce même océan dans l’autre sens. Vous êtes venus jusqu’à nous en 1944 ; nos couleurs volent vers vous en 2026 — le même ciel, le même océan, la même amitié. »

La nécessaire transmission aux jeunes générations

Enfin, la ministre déléguée a tenu à défendre la transmission de cette riche Histoire. Alors que les témoins directs du dernier conflit mondial disparaissent progressivement, la responsabilité collective impose un partage de cette mémoire commune, pour ne jamais oublier. La présence des élèves d’écoles normandes symbolise le passage d’un flambeau mémoriel, afin que survive toujours cette chère « liberté que vous avez conquise », et pour qu’elle soit « défendue par ceux qui vous suivront, y compris ces enfants qui porteront votre histoire lorsque nous ne le pourrons plus ».

Voir le discours dans son intégralité (versions française et anglaise)


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