Année 2025 : vers une révolution quantique pour les armées
Outre les technologies de l’IA et du cyber, le quantique sera au cœur des engagements des armées en 2025. Au programme du ministère : la création d’un observatoire du quantique, le développement de cette technologie au seins des trois armées et de multiples partenariats internationaux.
Cette année 2025 sera « quantique » ou ne sera pas. Cette technologie va occuper une place essentielle au sein des forces armées françaises. Élément majeur et révolutionnaire pour le domaine militaire, la mécanique quantique permet de décrire le comportement des objets physiques au niveau nanoscopique. Les ordinateurs quantiques sont ainsi capables de réaliser des calculs extrêmement complexes à une vitesse largement supérieure à celle des ordinateurs classiques. Pour les États, les avantages sont multiples, en termes de traitement de données, de communications sécurisées et de capacité de détection des missiles ennemis.
Le quantique partout, des sous-marins aux Rafale
Sébastien Lecornu l’a clairement affirmé lors de ses vœux le 7 janvier : les technologies quantiques vont bouleverser « la physionomie du champ de bataille et notre manière de faire la guerre ». Parfaitement conscient que « nos compétiteurs ne nous attendront pas », le ministre a déclaré que « les centrales inertielles quantiques seront dans nos sous-marins et nos Rafales » et que « des horloges atomiques quantiques seront embarquées dans nos satellites ». L’enjeu global est bien de « rendre l’invisible perceptible et l’imprévisible prédictible ». Preuve de cette révolution engagée : un observatoire du quantique ministériel sera créé cette année. Doté d'une capacité de recherche et de développement orientée vers les applications de Défense, il réunira de nombreux experts, issus aussi bien des laboratoires académiques que de la Direction générale de l’armement, des start-ups ou des grandes entreprises.
Sans oublier le supercalculateur
Un autre projet conséquent de l’année 2025 sera la création d’un supercalculateur. Ce dernier permettra de mettre en œuvre d’immenses opérations mathématiques, pour préserver et traiter des données confidentielles. Pour Bertrand Rondepierre, directeur de l’Agence ministérielle pour l’IA de défense (AMIAD), il assurera également « notre souveraineté sur le temps long ». Un enjeu crucial pour le ministre des Armées qui a, de son côté, appelé à « une conquête de souveraineté » sur ces sujets, pour la France.
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