L’armée de Terre fait régulièrement appel à eux. Découvrez comment des réservistes (R) ressentent leur engagement.
Officier renseignement, rattaché à la mission militaire de l’ambassade de France aux États-Unis et rattaché au 33e régiment d’infanterie de marine (33e RIMa),
Le lieutenant-colonel (R) de Magnienville est revenu en avril dernier d’une mission de 6 mois en Afghanistan en tant qu’officier de liaison au sein de l’état-major afghan de la province de Kapisa. « Dans ma cellule, nous étions 4 cadres français (3 officiers et 1 sous-officier) détachés dans un poste isolé : une expérience inoubliable… », raconte-t-il.
Dans la vie, Stanislas de Magnienville habite New York. Son job : homme d’affaires dans l’immobilier. Autant dire que partir de longs mois loin de la Big apple a été préjudiciable pour ses affaires. « J’ai dû m’organiser avec mes associés. Mais même si je sais que j’ai perdu des affaires, je le referai sans hésiter. Cette projection a été une expérience humaine exceptionnelle. »
Mais pourquoi un homme comme lui dans la réserve ? « Quand on vit dans une ville démesurée comme New York, on a vite tendance à perdre ses repères. Alors dormir par terre en bivouac avec le 33e RIMa et vous confronter à la rusticité en Afghanistan, ça vous remet les idées en place… et ça vous permet de rester en forme ! »
Unité d’intervention de réserve (UIR) du 16e bataillon de chasseurs (16e BC) à Bitche, en complément de la 2e compagnie du bataillon.
Au départ : une opération extérieure (OPEX) classique de 4 mois, en République de Côte d’Ivoire. Au résultat, nos 2 caporaux auront vécu des moments forts. Car la 2e compagnie a participé au dénouement de la crise ivoirienne, crise qui venait de reprendre le visage d’une guerre civile. « On a passé des nuits à la résidence des Palmes, un des centres de regroupement des étrangers, on a évacué des ressortissants traumatisés… et on a surtout assisté au renversement de Gbagbo », dit le caporal Coupez.
L’adrénaline, les balles qui sifflent, les scènes de bataille, les actions de combat d’infanterie, les blessés. « Je me suis senti utile là-bas en évacuant les ressortissants », explique le caporal Quai. Et d’ajouter : « Militairement, j’ai progressé, c’est évident ! Et humainement, on évolue forcément après une expérience comme celle-ci ».
Au final, des réservistes qui ont fait le métier de fantassin à l’identique de leurs camarades d’active. Une intégration parfaitement réussie.
>>> D’autres témoignages sur le site officiel des réserves de l’armée de Terre
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