Dans les 5 groupes des services d’évaluation de France, les candidats à l’engagement passent tout un panel de tests d’aptitude. L’enjeu est de taille : leur précieux sésame pour servir sous les drapeaux.
7 h 45, fort neuf de Vincennes. Une procession de jeunes candidats s’organise. Badge sur la poitrine, convocation à la main et sac de sport à l’épaule, ils rejoignent progressivement un petit groupe rassemblé devant le caporal-chef Christophe Beauvarlet. Il sera leur chef d’équipe pendant leurs journées de sélection. « Nous devons leur donner une image la plus juste possible de notre métier, de sa richesse et de ses exigences. Ils nous posent d’ailleurs régulièrement des questions sur notre expérience en régiment », explique-t-il.
Numérotés de 1 à 23 pour cette session, ils postulent pour devenir militaires, mais pas forcément pour l’armée de Terre : depuis 2011, les candidats des trois armées se présentent sans distinction, au même endroit et passent les mêmes tests.
Les évaluations s’étalent sur 4 demi-journées (en 2 ou 3 jours) : accueil et formalités administratives, sélection médicale, batterie d’examens d’évaluation du potentiel. Les tests sportifs occupent la majeure partie de la dernière journée. Dans leur CIRFA, les candidats ont vu un film de ces épreuves. Ils ont pu optimiser leur entraînement grâce à un document élaboré par des moniteurs de sport.
Convoqués par sessions de 5 à 30 candidats selon les périodes, les jeunes sont pris en charge par un chef d’équipe et des évaluateurs. « L’aspect pédagogique est très important, il faut être à la fois capable de rigueur et d’adaptation car les candidats sont très différents », assure le caporal-chef Beauvarlet. Le militaire du rang, chef d’équipe, est chargé de l’accueil et de l’orientation des jeunes entre les différents ateliers. Les sous-officiers évaluateurs observent et évaluent le comportement des candidats.
Lors des entretiens d’évaluation finale, les candidats sont informés de l’orientation de leur évaluation : offrent-ils une bonne candidature, ou y a-t-il quelques réserves ?
C’est ensuite le CIRFA qui reprend la main : le conseiller en recrutement s’appuie sur les résultats pour enclencher le processus de recrutement. Le candidat rencontre à nouveau son conseiller pour un entretien d’orientation. Le conseiller va guider le jeune vers le poste le plus adéquat en fonction de ses envies et de ses résultats. Une fois le choix du candidat arrêté, la sous-direction recrutement décide de l’affectation lors d’une commission nationale.
La nouvelle recrue signera son contrat puis partira dans son unité, en moyenne 4 ou 5 mois après avoir poussé la porte d’un CIRFA.
Sources : Lieutenant Élodie Barnier/TIM
Droits : Armée de Terre 2012