Il n’y a pas si longtemps, ils poussaient la porte d’un CIRFA. Aujourd’hui, ils font leur lit au carré tous les matins. Premières impressions de jeunes engagés, après quelques semaines de formation :
Les motivations des jeunes engagés sont variées : envie d’une vie trépidante, prestige de l’uniforme, carrières attractives… Mais tous, à l’issue de leur formation initiale, auront en commun les valeurs et les fondamentaux propres au métier de militaire. Une base commune qu’ils acquièrent peu à peu :
En formation au CFIM de Dieuze, l’engagé volontaire (EV) Loïc Mazurier, 19 ans, a choisi de servir au 53e régiment de Transmissions.
« En m’engageant je cherchais de la cohésion et du respect. Avec les exercices, les liens se resserrent dans la section et on ne laisse personne derrière soi. Malgré la densité du rythme et la fatigue, je me sens devenir quelqu’un de bien. Je veux être utile en exerçant un métier qui a du sens ».
Sur le terrain, son chef de section inculque les fondamentaux et la cohésion par une séance de méthode naturelle : passage d’obstacles hauts avec charge, brancardage et exercices collectifs.
Le marsouin Anthony Vicente a intégré le CFIM de Coëtquidan il y a un mois. Dès son arrivée, tout a été fait pour le plonger dans une ambiance militaire. Un changement de vie qu’il apprécie.
>>> Vidéo : ses impressions après un mois de formation en CFIM.
En formation à l’EAM à Coëtquidan, l’EOA Paul Pilleri, 25 ans, voulait fuir une société trop cloisonnée et exercer un métier qui permette de développer les rapports humains :
« La première semaine est très dense. On doit apprendre à se comporter. Ne pas dire "bonjour monsieur", comme on nous l’a toujours appris. Quand on vient du civil, ce n’est pas évident. Les semi-directs nous aident, avec cette pédagogie qui vient déjà de Saint-Maixent et de leur expérience militaire. Il faut donner une bonne image de soi. Lever la tête lorsqu’on marche au pas et être fier de son uniforme. Ce n’est pas une attitude naturelle dans le civil. Ici, les rapports entre les personnes sont simples. Une des vertus de l’officier réside en la qualité de l’énonciation d’ordres clairs et concis. Je veux appartenir à un corps et être fier de mon métier. »
L’EVSO Florian Abattista achève ses deux premiers mois de formation militaire à Saint-Maixent :
« La rusticité, c’est ce qui change le plus du civil. Après une période de manœuvre, on est heureux de rentrer. On apprécie d’autant plus les plaisirs simples. Sur le terrain pas de portable, ni de cigarette. On ne pensait pas pouvoir s’en passer. On oublie la télé, on est déconnecté du monde extérieur. On vit un peu en huis-clos. Ici, on a tous découvert que les journées faisaient 24 heures, mais le temps passe vite. »
Après quelques semaines d’une formation pas toujours facile au CFIM de Coëtquidan, le marsouin Farineau commence à ressentir la fatigue. Parfois il a des doutes. Mais ça ne dure qu’un temps.
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