masthead_001 Bandeau couché du soleil Bandeau tir de nuit Bandeau VBCI Bandeau intérieur VBCI Bandeau montagne Bandeau commandos
Armée de Terre
Accueil | Terre | Contenus des dossiers | Formation initiale | Saint-Cyr : la grande école du commandement

Saint-Cyr : la grande école du commandement

Mise à jour : 03/05/2012 11:21

Objectif des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC) : former des chefs militaires, capables de mener leurs hommes au combat. Ceci grâce à une formation militaire, académique comme humaine.

Les ESCC forment de jeunes officiers d’origines (directes ou semi-directe), de statuts (d’active ou de réserve) et de spécialités diverses. Tous, à leur sortie, doivent être aptes à mener des hommes au combat.

Une formation académique, militaire et humaine

L’enseignement repose sur 3 grands dogmes : discerner dans la complexité, décider dans l’incertitude ( vidéo ici) et agir dans l’adversité, et s’appuie sur 3 piliers : la formation académique, militaire et humaine.

L’élève-officier (EO) acquiert les savoir-faire d’un chef de section, et développe son goût de l’étude et sa curiosité. Les partenariats avec les grandes écoles, les stages à l’international et les rencontres d’experts contribuent à la qualité de l’enseignement.

Le colonel Christian Thiebault, commandant en second des ESCC, précise : « Nous formons des officiers capables de comprendre, sans avoir toutes les données. Nous développons leur intelligence de situation et leur ouverture d’esprit. Ils devront faire preuve de courage intellectuel et susciter l’adhésion par leur force physique et mentale. »

Devenir des chefs

Responsabilisés très tôt, les EO s’exercent au commandement. Le colonel Francis Chanson, directeur des formations d’élèves et de l’enseignement présente les méthodes d’enseignement : « Ils sont mis régulièrement en situation de commandement, passent à tour de rôle élève de jour et mènent des projets ambitieux. Ils ont des échéances fortes avec un classement à chaque fin de semestre et de grands rendez-vous, comme les brevets para, haute montagne ou commando. Parallèlement, une discipline militaire stricte est appliquée par mesure d’exemplarité. »

« Les élèves de recrutement direct sont très réceptifs mais partent de zéro »

Pour les élèves de recrutement direct, 3 semaines sont consacrées aux fondamentaux. Puis ils sont formés comme chef de groupe et chef de section.

« Les jeunes sont très réceptifs mais partent de zéro. Il faut bien doser la manière dont on transmet les savoirs. Je les oblige à tenir un journal de bord : ça leur permet de prendre du recul sur l’enseignement, de les ancrer dans le réel et de faire mûrir leur réflexion », explique le lieutenant-colonel Hervé Wallerand, commandant le 3e bataillon de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Pour les semi-directs, la difficulté est de se projeter comme chef de section

Pour les promotions de l’école militaire interarmes (EMIA), de recrutement semi-direct, l’exercice de mise en situation de commandement constitue un axe de travail prioritaire. Le fond de sac de la formation initiale est déjà acquis. La difficulté pour ces anciens sous-officiers est de se projeter comme chef de section.

L’élève-officier d’active (EOA) Benoît Vicainne, a été simple sapeur puis sous-officier. Pour lui « l’officier doit se référer à ses sous-officiers qui sont des techniciens. Le paraître à aussi beaucoup d’importance pour affirmer sa crédibilité. L’officier doit d’abord être exigeant avec lui-même. Sa première image doit être irréprochable. »

Une mixité favorisée

Si l’aguerrissement et le temps de maturation sont différents entre les officiers de carrière et les officiers sous contrat, la base est commune. Le colonel Thiebault se réjouit de cette mixité : « La qualité des compagnies de combat en OPEX est due à la diversité du recrutement de nos officiers. Les origines s’équilibrent et font la force du commandant d’unité. »

Tout comme la diversité des élèves formés aux écoles, cette diversité se retrouve dans l’encadrement et favorise l’ouverture d’esprit des EO. « Mes cadres sont expérimentés et de parcours différents. Chaque exercice est mis en parallèle avec une expérience du terrain », poursuit le lieutenant-colonel Wallerand.

« Il n’y a pas que le champagne et les gants blancs »

Le lieutenant Pierre Antonetti est officier rang et chef de section (ou « vorace ») à l’ESM 3. « Je veux être pédago avec les jeunes comme je l’étais avec ma section. Je sais ce que le régiment attend d’eux.»

Pour l’EO Simon Leleu, 22 ans, cette acculturation est indispensable au futur exercice de ses fonctions : « Notre lieutenant a connu les soldats, et l’a été lui-même. Il nous explique comment dialoguer avec ses hommes, comment les motiver et améliorer leur quotidien pour conserver leur adhésion. »

Dans le couloir des chambrées, le lieutenant Antonetti a affiché l’In Mémoriam d’un magazine militaire : « Tous les chefs de section abordent le sujet à leur manière. Il n’y a pas que le champagne, le prestige et les gants blancs. Je tiens à ce qu’ils voient la réalité de leur engagement. »

Sources : TIM / LTN E. Rossi
Droits : Armée de Terre 2012

Haut
Copyright Ministère de la Défense 2013 | Mentions legales