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Les cadres de contacts : devoir d'exemplarité

Mise à jour : 03/05/2012 11:18

Le savoir-être des premiers cadres conditionne la vision du chef de chacun. Commandant d’unité, sous-officier adjoint ou chef de section : leur image suivra les jeunes qu’ils ont formés durant toute leur carrière.

La qualité de la formation initiale (FI) est intimement liée aux compétences militaires, humaines et pédagogiques de l’encadrement. Du commandant d’unité (CDU), au sous-officier adjoint (SOA), en passant par le chef de section (CDS), le savoir-être des premiers cadres de contact conditionne la vision du chef de chacun.

Marquer l’esprit des élèves

Le maréchal-des-logis Pierre Lacoste sert au 1er régiment de spahis. Actuellement à l’encadrement en CFIM, il a quitté Saint-Maixent deux ans auparavant. « Il faut marquer les esprits des élèves. Je ne marquerai pas tout le monde de la même façon, mais je pense que cela conditionne une carrière. Je me suis souvent identifié à mon SOA. J’ai toujours voulu lui ressembler. Il était sanguin, et charismatique. Il me donnait beaucoup de conseils. Il est devenu mon parrain et m’a remis mes galons. »

Un devoir d’exemplarité

« Il y a un jeu de mimétisme », explique le lieutenant-colonel François Herbourg, éducateur au comportement militaire à l’ ENSOA. « Par capillarité, on veut ressembler au cadre qui commande. C’est informel, mais bien réel ».

Sentiment partagé par le lieutenant Julien-Edouard, chef de section en Afghanistan d’octobre 2011 à mars 2012 : de manière générale, et en particulier lors des moments « forts », durant les premiers contacts avec la vie militaire ou en opération, le comportement des soldats est influencé par celui de leurs chefs. Ce qui implique un devoir d’exemplarité de la part de ces derniers : itw du LTN Julien-Edouard en vidéo.

Les cadres se doivent d’être irréprochables. Montrer l’exemple, souvent prendre sur eux, ne pas se laisser aller, pour ne pas déstabiliser leurs subordonnés. « Ce n’est pas toujours facile », explique le sergent-chef Batiste, sous officier-adjoint en Afghanistan à l’hiver 2011-2012. « Mais c’est primordial ». ( ici la vidéo).

La formation des cadres

Parce qu’on ne naît pas pédagogue et qu’on apprécie son chef à sa droiture, la FI participe à la formation des cadres par des stages obligatoires.

Une formation au comportement militaire (FCM ) d’une semaine, considérée comme la mise en condition avant projection de la formation initiale, est dispensée à tout l’encadrement des sections. Ce stage reprend les fondamentaux : que dois-je apprendre à mes soldats et comment faire passer les messages ?

L’adjudant-chef Stéphane Schmitz est formateur au comportement militaire en CFIM : « Nous travaillons essentiellement la pédagogie et la façon de monter les séances. Les cours doivent être attrayants et le jeune doit avoir envie d’écouter. Si les jeunes engagés ont désormais l’autorisation de mettre les mains dans les poches par grand froid ou s’asseoir durant l’attente d’un exercice, c’est que la priorité du formateur est de donner les outils nécessaires pour servir en unité élémentaire. Cela fait partie des changements pédagogiques. »

>>> Vidéo sur les cadres en CFIM (extrait du Mag Terre n°50 sur la formation en CFIM).

Former intelligemment les jeunes engagés, sans les braquer

De même, les revues d’armoires répétées, les réveils nocturnes intempestifs ou les claques de bon fonctionnement ne sont plus à l’ordre du jour. À Coëtquidan, le colonel Chanson insiste : « Nous transmettons des valeurs et des messages en développant l’engouement des jeunes et en suscitant la cohésion. Nous ne devons pas les braquer, mais les former intelligemment. »

Ainsi, aujourd’hui les exercices dynamiques sont préférés aux cours magistraux. « Les mises en situations sont primordiales », confirme le chef d’escadron Jean-Marc Sapet, instructeur en FCM aux ESCC. A Coëtquidan, il évalue l’aptitude au commandement d’élèves officiers d’active de l’EMIA sur un exercice de construction de pont en X.

Sources : TIM / LTN E. Rossi
Droits : Armée de Terre 2012

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