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La formation initiale des militaires du rang, en CFIM

Mise à jour : 03/05/2012 11:19

La formation générale initiale de 3 mois dispensée au sein des centres de formation initiale des militaires du rang (CFIM) apporte aux jeunes engagés les outils nécessaires pour servir au sein de l’armée de Terre.

L’instruction dispensée au sein des centres de formation initiale des militaires du rang (CFIM) est la même dans toute l’armée de Terre. Cette formation générale initiale (FGI) de 3 mois apporte aux engagés volontaires (EV) et aux volontaires de l’armée de Terre (VDAT), les outils indispensable à une bonne intégration en unité élémentaire.

Uniformiser l’instruction au sein des brigades

Les engagés volontaires initiaux (EVI) s’engagent au titre d’un régiment, qu’ils rejoignent au terme de leur FGI. Le corps prend en charge leur incorporation, et détache du personnel pour l’encadrement des sections. Les EVI et les VDAT sont formés durant 3 mois aux missions primaires de l’armée de Terre, puis rejoignent leur régiment pour suivre une formation de spécialisation initiale (FSI), en fonction de leur futur métier.

Pour le lieutenant-colonel Pascal Muller, chef de corps du CFIM de Dieuze, inauguré en novembre 2011 ( vidéo de l’inauguration ici), ces centres sont de formidables outils, qui uniformisent l’instruction au sein des brigades : « comme les grandes écoles de formation initiales, les CFIM sont le creuset unique de la formation des militaires du rang et permettent une orthodoxie de l’instruction ».

Une formation progressive

Définie par l’instruction n° 953, « la formation initiale des militaires du rang a pour but de faire acquérir aux jeunes engagés les savoir-faire fondamentaux du métier des armes et les savoir-être liés à l’état de militaire, en les intégrant progressivement au sein de la communauté militaire. »

Le lieutenant-colonel Muller insiste : « Il faut commencer à leur niveau, et les amener progressivement à celui qui nous intéresse. Il faut éviter les pertes en ligne. Au sortir du CFIM, le jeune doit être convaincu qu’il a fait le bon choix. Il devient soldat, prend de la maturité. Au régiment alors de poursuivre la progressivité : le CFIM n’est qu’une étape. »

>>> vidéo : témoignage du marsouin Anthony Vicente

Une façon d’aborder la formation propre aux CFIM

« Pour les CFIM, il n’y a pas de concours d’entrée, contrairement à l’ école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) ou aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC), donc la façon d’aborder la formation est fondamentalement différente. Il n’est pas question de les dégoûter au bout de quatre jours. Il faut leur donner envie. Ils sont venus chercher un métier. On doit être pédagogue et leur donner confiance en eux », déclare le lieutenant Gérald Bouchardon, du 40e régiment de transmissions (40e RT) de Thionville.

Et ça marche. Quand la fatigue, un brin de découragement se font sentir, les cadres trouvent toujours le mot juste pour remotiver leurs troupes

>>> Vidéo : le marsouin Vicente raconte son meilleur souvenir de CFIM

Un encadrement totalement disponible

« Les CFIM sont les prestataires de service des régiments », explique le lieutenant-colonel Muller. « Ils nous envoient des jeunes à former, nous leur renvoyons des soldats. Nous mettons tout à leur disposition ».

Car contrairement au régiment, en CFIM, tous les cadres et services sont dédiés à l’instruction. Aucune mission annexe ne parasite la formation, ce qui permet une meilleure prise en compte des jeunes (rattrapage, cours supplémentaires, individualisation de la formation). « Nous vivons en CFIM le rythme de travail d’une mission de courte durée (MCD) », affirme le lieutenant Bouchardon. « Loin des contraintes familiales, les cadres sont disponibles à 100% ».

Le CFIM : un gage de bonne acculturation

Après 2 mois de formation, l’EVI Kévin Restoux, transmetteur, partage son expérience : « Toutes les sections ont les mêmes épreuves, la même formation, au même endroit. Pour moi, c’est un gage de fiabilité. Il y a 2 ans, j’ai dû interrompre ma FGI en régiment, pour raisons personnelles. C’était différent, car on se sentait comme des bleus, avec beaucoup de gens très expérimentés autour de nous. Ici, je parle avec des sections d’armes différentes. Nous développons une culture brigade. De la cérémonie du spahi en tenue, à la Sainte Barbe avec les artilleurs, il n’y a qu’en CFIM que cette acculturation est possible

Sources : TIM / LTN E. Rossi
Droits : Armée de Terre 2012

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