La direction du renseignement militaire (DRM), qui fête ses 20 ans cette année, s’est affirmée en tant qu’outil incontournable du renseignement militaire en assurant la conduite de la fonction interarmées du domaine.
« La DRM n’agit jamais en action clandestine. Elle accomplit sa mission en dehors du territoire national et est présente sur tous les théâtres d’opérations sur lesquels sont déployées des forces françaises », confiait, en avril 2011, le général de corps d’armée Didier Bolelli, directeur de la DRM, dans un entretien à Security Defense Business review.
Créé en 1992, la DRM anime et coordonne l’ensemble des moyens de recherche et d’acquisition des renseignements d’origine image (ROIM), électromagnétique (ROEM), humaine (ROHUM) et informatique (ROINF), en mettant en œuvre ses propres capacités ainsi que les moyens des armées. Elle dirige également la fonction interarmées du renseignement (FIR) et garantit la cohérence de l’action de renseignement des armées. Cet organisme a pour mission de satisfaire les besoins en renseignement d’intérêt militaire (RIM) du chef d’état-major des armées (CEMA).
La coordination du cycle de renseignement
Trois sous-directions composent la DRM. La sous-direction des opérations (SDO) est chargée de planifier et de conduire le recueil du renseignement par ses propres capteurs. La sous-direction de l’exploitation (SDE) élabore le RIM. Elle prend en compte les demandes adressées à la DRM, exprime les besoins en recherches complémentaires, sélectionne, recoupe, analyse et centralise les informations et le renseignement dans des productions qu’elle élabore, valide et fait diffuser. La sous-direction personnel, finances et capacités (SDPFC) a pour mission le soutien spécialisé de l’activité cœur de métier de la DRM, portée par la SDO et la SDE, ainsi que la préparation de l’avenir de la DRM.
| Les organismes « extérieurs » spécialisés - Le centre de formation et d’emploi relatif aux émissions électromagnétiques (CFEEE) anime et coordonne l’activité des capteurs ROEM et entretient les bases des données techniques nécessaires à la mise en œuvre de ces capteurs. -Le centre de formation et d’interprétation interarmées de l’imagerie (CFIII) assure la formation des interprètes d’images du ministère de la Défensemais aussi celle des officiers des 3 armées servant dans le domaine renseignement en général (connaissance du ROIM) et en particulier dans l'imagerie. Il a une mission d’expertise et de préparation de l’avenir dans le domaine de l’exploitation du ROIM, mais pas seulement. Il intervient également dans le domaine des futurs capteurs eux-mêmes, pour l'essentiel satellitaire. Le coeur de métier du CFIII est l'interprétation de l'imagerie (sous toutes ses formes) à des fins de renseignement, autant au profit des plus hautes autorités politiques et militaires que des théâtres d'opérations. - Le centre interarmées de recherche et de recueil du renseignement humain (CI3RH), en cours de montée en puissance, a pour mission la gestion centralisée des sources humaines, le recueil et l’analyse du ROHUM, ainsi que la préparation des capteurs avant mission. - Le centre de formation interarmées au renseignement (CFIAR) assure la formation interarmées au renseignement d’intérêt militaire, ainsi qu’aux langues nécessaires au renseignement. |
Source : Terre Information Magazine
Droits : Armée de Terre 2012