Riche de son expérience d’instructeur, de chef de peloton, de commandant d’unité, d’officier opérations, de chef de bureau opérations instruction (BOI) puis de chef de corps du centre d’entraînement au combat (CENTAC), le colonel Philippe Dutroncy témoigne.
« Nous devons tout faire pour ne pas avoir sur la conscience la perte au combat d’un homme, faute d’avoir épuisé toutes les opportunités pour le préparer à l’épreuve de la guerre. Dès qu’un créneau est disponible, il faut le saisir ! Il manque toujours des moyens ! L’imagination et la créativité doivent donc être aux commandes. Comme chef de peloton, quel que soit l’effectif, je sortais 24 à 36h par semaine. Nous fabriquions systématiquement des moyens de circonstance pour remplacer ce qui nous faisait défaut.
Le 126e régiment d’infanterie a réalisé une très belle rotation Afghanistan au CENTAC car le niveau seuil était très élevé. Le chef de corps avait consolidé ses acquis bien avant sa MCP. Sans subir, il avait préparé son régiment avec plus que ce que lui offrait l’armée de Terre. C’était sa responsabilité de chef vis-à-vis de ses hommes. »
Aujourd’hui, le colonel Dutroncy est chef de la section développement des opérations en réseau (ce qui comprend la numérisation de l’espace de bataille et la simulation) au bureau plans de l'État-major de l’armée de Terre (EMAT). Notre rédaction l’a rencontré pour recueillir sa perception de la préparation opérationnelle décentralisée (POD) :
Sources : CNE C. Brunetaud/TIM
Droits : Armée de Terre 2012