Sur son territoire comme en opération, la France est régulièrement confrontée au danger des IED. Avec l’Afghanistan, la menace est devenue intensive, et l’armée de Terre a dû s’adapter. Depuis 2008, il ne s’agit plus seulement de se protéger, mais d’intervenir en amont pour prévoir et empêcher. Pour cela trois axes majeurs ont été mis en avant.
Elle concerne l’ensemble des actions de renseignement qui doivent permettre d’empêcher la fabrication ou la pose d’un IED. Cela passe par la neutralisation des acteurs, la remontée et le démantèlement de filières ou le blocage des approvisionnements. Le spectre couvert est très large et s’étend sur des laps de temps très variables : de quelques semaines si l’on veut débusquer les coordinateurs locaux, les ateliers de fabrication, les transporteurs, les lieux de cache, à plusieurs mois si l’on cherche à intervenir sur les sources d’approvisionnement financier ou le recrutement de chefs de l’adversaire.
« Nous avons au sein de l’armée de terre et plus particulièrement du génie, des unités spécialisées en fouille opérationnelle, capables de rechercher grâce à des moyens de détection sophistiqués les caches d’armes et de munitions ainsi que les laboratoires de confection des engins explosifs improvisés. Nous travaillons sur renseignements et quand ces derniers semblent se confirmer, une opération de bouclage de zone est réalisée afin de trouver toutes les ressources nécessaires à la fabrication des EEI. » LCL Marquez CIAM
« De même, l’exploitation des réseaux se fait grâce à des enquêtes de terrain, réalisées par des spécialistes rompus aux techniques d’investigation criminelle, une fois un EEI découvert. Tous ces éléments sont analysés dans un laboratoire déployé sur le théâtre et si nous devons faire appel à des techniques plus approfondies, les éléments sont envoyés hors du théâtre d’opérations, dans un laboratoire mieux équipé pour analyser les composants. Le but est d’identifier le poseur ou le fabricant de l’EEI afin de mener une opération commando pour prévenir toute récidive. » LCL Marquez
Sources : TIM CNE Barnier
Droits : Armée de Terre 2012