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Nouvelles perspectives de parcours professionnel

Mise à jour : 22/05/2012 14:39  - Auteur :  Gildas Delaplace

Profitant du contexte actuel de réorganisation générale du fonctionnement des armées et face au problème de fidélisation de ses engagés volontaires (EVAT), l’armée de Terre a décidé d’ouvrir et de personnaliser ces parcours.

Depuis une quinzaine d’années, le parcours professionnel des militaires du rang est construit et conduit de façon directe : un point d’entrée, le recrutement et un point de sortie, la reconversion. Dorénavant, il est personnalisé. Il offre à chacun la possibilité d’avoir des contrats modulables en fonction de ses propres choix. La fin des quotas au renouvellement à 11 ans permet de se projeter dans un parcours plus long. Par ailleurs, l’élargissement des créneaux de recrutement semi-direct, l’avancement d’une année pour le recrutement rang et l’ouverture du recrutement dans l’un des corps d’officiers de l’armée de Terre ouvrent de nouvelles perspectives statutaires.

Réorientation ou mutation

La nouveauté, c’est enfin la possibilité d’être réorienté ou muté. Ce dispositif est ouvert, souple et peut-être adapté en permanence. Il est désormais institutionnalisé et s’organise autour de l’orientation annuelle ainsi que la notation. Tous les ans, au moment de celle-ci, les militaires du rang peuvent exprimer le souhait de se réorienter. Si la réorientation à laquelle ils aspirent ne peut se faire que dans un autre organisme et que leur chef de corps valide ce choix, ils recevront une fiche de mutation. La mobilité n’est pas imposée et les réorientations sont décidées dans le cadre d’un dialogue.
Pour ceux qui souhaitent devenir sous-officier, il y a deux possibilités : passer par la voie semi-directe, ou par le recrutement rang. La voie semi-directe est au cœur du recrutement des sous-officiers. Plus exigeante en début de parcours, elle ouvre largement les perspectives de carrière jusqu’aux grades les plus élevés du corps des sous-officiers.
Sur les 2200 sous-officiers qui seront recrutés en 2012, plus de 1200 seront d’origine semi-directe. Cette évolution est rendue possible grâce à l’assouplissement des conditions de candidature.

Le recrutement semi-direct

Les candidats au recrutement semi-direct sont sélectionnés sur dossier après avoir fait acte de volontariat. Ils doivent se situer dans le créneau de la « 3e à la 9e année de services » et non plus dans celui de la « 3eà la 7e année de services ». Les objectifs du parcours professionnel demeurent les mêmes : obtenir le brevet supérieur de technicien de l’armée de Terre (BSTAT), accéder au corps des sous-officiers de carrière et devenir adjudant-chef ou major.
Pour cela, ils doivent détenir soit un certificat militaire élémentaire (CME), soit un certificat technique élémentaire (CTE). Il n’y a pas de condition de grade, cependant ils doivent être titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou le brevet d’études du premier cycle (BEPC). Pour mettre toutes les chances de leur côté, les volontaires peuvent poser leur candidature au titre de trois filières par ordre de priorité. Une fois sélectionnés, les candidats sont envoyés à l’école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent pour suivre une formation de quatre mois.

Valorisation et adaptation du recrutement rang

Le recrutement d’origine rang est un recrutement très sélectif (en 2010, le taux de sélection était de 1 pour 9). A cause de la mécanique des limites d’âge par grade, il ne garantit pas systématiquement un parcours professionnel complet. Recrutement d’appoint, il est toutefois valorisé et bénéficie lui aussi d’adaptations. Les acquis du recrutement rang sont maintenus. Le brevet supérieur d’expérience professionnelle (BSEP) est toujours automatiquement attribué. Les nommés peuvent aller, en tant que contractuel, jusqu’à la limite de durée de services fixée à 27 ans et être promus au grade de sergent-chef. Une nouveauté a cependant été ajoutée, il s’agit de la possibilité d’obtenir le BSTAT. La mesure est importante car elle permet désormais aux lauréats d’accéder éventuellement au corps des sous-officiers de carrière et d’atteindre le grade d’adjudant.
Cette valorisation du parcours a nécessité une évolution mineure des modalités de recrutement : la période de recrutement est conservée dans sa durée (trois ans) mais est avancée d’une année (de la 13eà la 15e année de service).

L’accès direct au corps des officiers : le double saut

Depuis 2009 et la mise en œuvre des nouveaux statuts particuliers, les militaires du rang ont la possibilité d’intégrer directement le corps des officiers. S’ils sont bacheliers, ils peuvent présenter le concours d’entrée à l’école militaire interarmes (EMIA) ou l’école d’administration militaire (EAM), concours CTA/SD. A partir de huit ans de service et sans condition de diplôme académique, les militaires du rang titulaires du certificat de qualification technique supérieur (CQTS) peuvent présenter le concours des officiers d’active des écoles d’armes (OAEA).
Malgré le succès limité de la formule la première année, les candidatures décollent et les résultats sont encourageants. Au concours sur épreuves de l’EMIA en 2011, sur les 23 candidats militaires du rang, trois ont été admis. Côté OAEA, sur les 45 candidats, sept ont réussi.

Sources : Lieutenant Élodie Barnier/TIM
Droits : Armée de Terre 2012

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