Le colonel Pierre Grégo, chef du bureau stationnement-infrastructure de l’État-major de l’armée de Terre (EMAT), chargé également des questions de développement durable, fait le point sur la démarche de l'armée de Terre.
Le développement durable recouvre des champs très variés pouvant être regroupés dans deux grandes catégories : la défense de l’environnement au sens large et la mise en conformité de nos installations classées, comme par exemple les stations carburants ou les captages d’eau. Pour l’armée de Terre, l’enjeu majeur sur les camps d’entraînement et les terrains d’exercice consiste bien à concilier les activités opérationnelles et le respect de l’environnement. C’est le sens de toutes les actions qui y sont conduites.
La présence de l’armée de Terre sur les camps militaires a toujours été un atout pour la préservation de l’environnement puisqu’elle a permis de les préserver pendant toutes ces années marquées par l’agriculture intensive – c’est le cas notamment des camps de Champagne – ou des développements de zones urbaines ou industrielles – comme le camp des Garrigues dans la périphérie de Nîmes par exemple. Mais la véritable impulsion est venue du Grenelle de l’environnement et de la stratégie nationale de développement durable (SNDD) qui a conduit le ministère de la Défense à établir un véritable plan d’action environnement (PAE), lui-même décliné par l’armée de Terre dans un plan d’action spécifique.
Quatre axes se dégagent de notre plan d’action environnement :
Ils sont au nombre de trois, dans le prolongement naturel des quatre axes précédents : favoriser les comportements éco-responsables au sein des formations, participer à la démarche ministérielle d’économies d’énergie et développer des projets relatifs aux énergies renouvelables, en priorité sur les camps militaires.
Sources : Capitaine Séverine Bollier/TIM
Droits : Armée de Terre 2012