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Développement durable : interview du colonel Pierre Grégo

Mise à jour : 16/07/2012 17:13  - Auteur :  AB

Le colonel Pierre Grégo, chef du bureau stationnement-infrastructure de l’État-major de l’armée de Terre (EMAT), chargé également des questions de développement durable, fait le point sur la démarche de l'armée de Terre.

> Qu'est-ce que le développement durable dans une institution ?

Le développement durable recouvre des champs très variés pouvant être regroupés dans deux grandes catégories : la défense de l’environnement au sens large et la mise en conformité de nos installations classées, comme par exemple les stations carburants ou les captages d’eau. Pour l’armée de Terre, l’enjeu majeur sur les camps d’entraînement et les terrains d’exercice consiste bien à concilier les activités opérationnelles et le respect de l’environnement. C’est le sens de toutes les actions qui y sont conduites.

> Depuis quand ce sujet préoccupe l'armée de Terre ?

La présence de l’armée de Terre sur les camps militaires a toujours été un atout pour la préservation de l’environnement puisqu’elle a permis de les préserver pendant toutes ces années marquées par l’agriculture intensive – c’est le cas notamment des camps de Champagne – ou des développements de zones urbaines ou industrielles – comme le camp des Garrigues dans la périphérie de Nîmes par exemple. Mais la véritable impulsion est venue du Grenelle de l’environnement et de la stratégie nationale de développement durable (SNDD) qui a conduit le ministère de la Défense à établir un véritable plan d’action environnement (PAE), lui-même décliné par l’armée de Terre dans un plan d’action spécifique.

> Quels sont les axes qui ont été développés ?

Quatre axes se dégagent de notre plan d’action environnement :

  • Axe 1 : assurer le respect des obligations réglementaires, c’est-à-dire la mise en conformité des captages d’eau potable, des stations d’épuration et des rejets d’eau pluviale,
  • Axe 2 : mettre en place un dispositif pour mieux gérer les espaces de manœuvre entre les activités militaires et les classements environnementaux. Concrètement, c’est l’objet de la directive de préparation opérationnelle et environnement (POE) qui s’articule autour de trois volets : une analyse camp par camp, un réseau humain présent au minimum dans chaque camp concerné par des enjeux environnementaux et une formation adaptée à ces personnes,
  • Axe 3 : développer les initiatives locales, grâce en particulier au soutien du fonds d’intervention pour l’environnement (FIE). Les formations de l’armée de Terre font preuve de beaucoup d’imagination et proposent des idées souvent innovantes, régulièrement suivies d’effets, comme par exemple l’autonomie énergétique du centre amphibie du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi ou l’installation de plates-formes de compostage par le 515erégiment du train (515e RT) sur le camp de la Braconne,
  • Axe 4 : mieux communiquer sur les actions entreprises par l’armée de Terre. Nous faisons beaucoup de choses mais en parlons peu. Il s’agit de corriger cette situation en mettant en avant nos bonnes pratiques et en suscitant et appuyant les initiatives locales.

> Quels sont les axes futurs ?

Ils sont au nombre de trois, dans le prolongement naturel des quatre axes précédents : favoriser les comportements éco-responsables au sein des formations, participer à la démarche ministérielle d’économies d’énergie et développer des projets relatifs aux énergies renouvelables, en priorité sur les camps militaires. 

Sources : Capitaine Séverine Bollier/TIM
Droits : Armée de Terre 2012

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