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Mémoire partagée

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Mise à jour : 05/04/2011 00:41

La politique de mémoire revêt une dimension internationale significative, qui tend à s’accroître en raison de l’intérêt que portent un nombre croissant de pays à cette thématique

La signature d’accords dits « de mémoire partagée », développée depuis 2002, demeure un axe prioritaire de l’action internationale en matière de mémoire. Par mémoire partagée, il faut entendre la volonté d’encourager, d’organiser et de valoriser les relations bilatérales de notre pays avec les États et les peuples dont l’histoire militaire a croisé celle de la France, au cours des conflits contemporains depuis 1870, qu’ils aient été alliés ou adversaires.

Huit accords de mémoire partagée ont été signés jusqu’à présent, avec la Corée du Sud et l’Australie en 2003, avec le Maroc, Madagascar, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande en 2004, avec la Tunisie et le Canada en octobre 2006. En outre, le développement de la mémoire partagée s’accompagne du développement d’un « tourisme de mémoire ». De nombreux pays sont activement engagés dans la valorisation de leur patrimoine mémoriel sur notre sol. Ainsi l’Australie, pays très attaché à la mémoire du premier conflit mondial, dispose d’un important patrimoine mémoriel dans le Nord de la France, et a procédé à des fouilles à Fromelles, où ont été découverts les corps de plusieurs centaines de soldats australiens et britanniques. Un nouveau cimetière a été inauguré dans cette commune en juillet 2010 avec le soutien de la France.

Les rencontres européennes de la mémoire, organisées le 10 novembre 2008, lors de la célébration de la fin de la première guerre mondiale, alors que la France présidait le Conseil de l’Union européenne, ont permis de poser les bases d’une politique de mémoire à l’échelon européen. À l’occasion de ces rencontres, les représentants des pays de l’Union européenne se sont engagés à mettre en place une présentation et une mise en valeur du patrimoine mémoriel de la Grande Guerre, avec en particulier la mise en commun d’éléments des archives de guerre à travers la création d’un portail mémoriel européen. Le principe d’une campagne commune pour le classement des principaux champs de bataille de la première guerre mondiale au Patrimoine mondial de l’UNESCO a été acté. Il a par ailleurs été décidé d’engager une réflexion sur la gestion des grandes nécropoles en Europe et l’introduction de symboles européens dans les cérémonies commémoratives. A enfin été abordée la question de la transmission de la mémoire et de l’histoire de la première guerre mondiale à travers les systèmes éducatifs nationaux.

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Pour en savoir plus :

Actes des premières rencontres internationales sur la mémoire partagée : www.ladocumentationfrancaise.fr

Sources : SGA/DMPA
Droits : Copyright Mindef/SGA

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