La fonction de Secrétaire général pour l’administration du ministère de la Défense et des Anciens combattants est ancienne. Depuis sa création en 1793, elle a connu de nombreuses évolutions.
Dès 1802, alors que le ministre de la guerre s’occupe essentiellement de l’administration des troupes, est créé un poste de directeur de l’administration de la Guerre ayant rang de ministre. Ce dernier devient secrétaire général par la loi du 16 mars 1882, qui le charge d’exercer, au nom et sous l’autorité du ministre, la haute direction de l’administration de l’armée.
Depuis le décret de novembre 1895, ouvrant la liste des secrétaires généraux, la fonction de secrétaire général a été cinq fois supprimée et six fois rétablie. Son champ a été tantôt restreint, comme en 1946, tantôt élargi ; ainsi, en 1950, il comprend l’ensemble de l’administration de la Défense nationale, ainsi que certaines prérogatives en matière d’armement et l’autorité sur les services de santé et des essences des armées.
Cette histoire témoigne des réflexions et des évolutions de l’architecture du ministère. Tout en oscillant entre une mission de coordination administrative et une véritable responsabilité de commandement, elle exprime une volonté progressive de regrouper les services pour aider le ministre à diriger son département.
Jusqu’en 1961, l’administration des armées avait été conçue essentiellement comme celle des moyens en personnels, crédits et matériels qui devaient être mis à la disposition du commandement. Les décrets du 5 avril 1961, en supprimant les délégations ministérielles Terre, Air et Marine, permettent des regroupements de services administratifs, financiers et de contrôle.
C’est le décret du 18 juillet 1962 fixant les attributions du ministre des armées qui décrit le rôle et la place du Secrétaire général pour l’administration : "le ministre des armées est assisté en matière administrative, domaniale, financière et sociale, par un Secrétaire général pour l’administration". La réforme entreprise s’inscrit dans une triple perspective d’unité de direction par la concentration des pouvoirs entre les mains du ministre, d’unité de commandement par une interconnexion entre les trois armées et d’unité de conception dans les secteurs de l’administration et des finances.
Stabilisée, la fonction apparaît alors comme un élément important de la réforme du ministère organisée autour de trois grands pôles placés chacun sous la responsabilité d’un grand subordonné du ministre : les armées sous la responsabilité opérationnelle du Chef d’état-major aux armées, le secteur de l’armement sous l’autorité du Délégué général pour l’armement et l’administration sous l’autorité du Secrétaire général pour l’administration. Cette situation, en dehors de la courte période de 1986-1988, a toujours été confortée, le secrétaire général jouant notamment un rôle important dans la préparation et la mise en oeuvre de la réforme de notre outil de défense.
Au cours de l’année 1999, deux réformes importantes ont sensiblement modifié les attributions du Secrétaire général pour l’administration et l’organisation des services placés sous son autorité. Elles s’inscrivent à un double titre dans le cadre de la réforme de l’Etat. D’une part, elles recentrent les directions du SGA sur leur tâches de proposition, de définition et de mise en œuvre des politiques grâce à un regroupement, dans une structure had hoc, des tâches de gestion et de soutien. D’autre part, elles constituent un élément de réorganisation de l’ensemble des administrations territoriales de l’Etat.
Mars 1999 : création officielle d’un Secrétariat général pour l’administration qui, à la différence de l’état-major des armées ou de la délégation générale pour l’armement, n’avait jusqu’alors d’existence juridique qu’à travers le secrétaire général, lequel assurait la "haute direction" des services qui lui étaient rattachés. Ce décret clarifie en outre l’organisation de ces services en les regroupant autour de leurs principaux domaines d’activité : les finances, les ressources humaines, les questions juridiques et les affaires patrimoniales, auxquelles s’est ajouté le service national.
Novembre 1999 : intégration officielle des services en charge des Anciens Combattants au sein de la Défense. En adossant cette administration à celle des armées, le gouvernement, en accord avec le Président de la République, a voulu garantir le maintien du service rendu aux anciens combattants et victimes de guerre à un niveau de qualité témoignant de la reconnaissance de la nation. Il a également souhaité enrichir le lien entre la nation et son armée au moment où celle-ci se professionnalisait en se donnant les moyens de conforter dans la société les valeurs dont le monde combattant est porteur.
Mai 2002 : création de la fonction de directeur, adjoint au Secrétaire général pour l’administration.
Janvier 2005 : création du Service historique de la Défense (SGA/DMPA/SHD), service à compétence nationale placé sous l’autorité du directeur de la mémoire, du patrimoine et des archives.
Septembre 2005 : création du Service d’infrastructure de la Défense (SGA/SID). Il est directement rattaché au secrétariat général pour l’administration et fruit de la fusion de trois directions : la direction centrale du génie, la direction centrale de l’infrastructure de l’air et la direction centrale des travaux immobiliers et maritimes.
Décembre 2005 : création d’un second poste de directeur, adjoint au Secrétaire général pour l’administration.
2006 : Création de la Mission Systèmes d'Information d'Aministration et de Gestion (MSIAG). Le SGA assure le pilotage des systèmes d’information d’administration et de gestion du ministère.
Bernard Tricot (1962-1967)
Marceau Long (1967-1973),
Philippe Lacarrière (1973-1985)
François Bernard (1985-1986)
Yannick Moreau (1989-1991)
François Roussely (1991-1997)
Jean-François Hebert (1997-2002)
Evelyne Ratte (2002-2005)
Christian Piotre (2005-2011)
Jean-Paul Bodin (depuis octobre 2011)
Sources : SGA
Droits : Mindac/SGA