Le personnel militaire d’active se compose de militaires sous contrat et de militaires de carrière, avec prédominance des premiers sur les seconds (64,0 %). Le taux de féminisation s'élève à 15,0 %.
Les armées ont des attentes à la fois fortes et spécifiques envers leurs militaires, hommes et femmes. Les opérations militaires continuent de représenter le défi le plus exigeant, physiquement et moralement, auquel ils sont confrontés. Dans l’environnement actuel, les armées peuvent être appelées à répondre à un large spectre de tensions, de crises et de conflits, sur le territoire national comme à l’étranger. Les militaires doivent ainsi se tenir prêts en permanence à être déployés loin de chez eux, souvent rapidement et de manière inopinée, pour des durées parfois indéterminées. Ils accomplissent leur mission dans un cadre fortement évolutif, d’un engagement à l’autre : opérations en interarmées, interallié ou multinational, sous l’égide de l’ONU, de l’Union Européenne, de l’OTAN, en vertu des engagements bilatéraux de la France ou des impératifs de protection des ressortissants. Le statut général des militaires fixe cinq principes fondamentaux que sont « l’esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême, la discipline, la disponibilité, le loyalisme et la neutralité », dont le respect est un préalable indispensable à la réussite des engagements opérationnels.
Les sujétions propres à l’état et à l’engagement militaires sont objectivement fortes. Elles font par conséquent l’objet de compensations spécifiques et variées, adaptées à l’intensité des contraintes effectivement subies et à la situation personnelle de chacun (primes et indemnités particulières, aide personnalisée aux familles des militaires en OPEX, à l’emploi du conjoint, à la garde des enfants, à l’accession à la propriété…).
Avec la professionnalisation des armées, le ministère de la défense doit être capable de recruter – il est un des principaux recruteurs de l'État avec l'embauche de 20 000 militaires en moyenne chaque année – de former, de fidéliser, en proposant notamment des parcours professionnels attractifs et valorisants, puis de reconvertir le personnel militaire. La gestion des ressources humaines militaires, destinée à satisfaire les besoins en personnel militaire nécessaires à la réalisation des contrats opérationnels des armées, doit respecter deux impératifs inhérents à toute armée professionnelle :
Afin de répondre à ces impératifs, la GRH militaire dispose d’un dispositif spécifique de reconversion et de pensions, corollaire indispensable de la gestion de flux. Les militaires se voient ainsi offrir les moyens de valoriser au mieux leurs services et leur expérience dans l’optique d’un retour à l’emploi civil qui leur est imposé par la brièveté de leur parcours dans les armées. Le régime des pensions a été construit pour être le plus efficace et le plus flexible possible, adapté lui aussi à la nécessaire gestion des flux et au respect de la priorité opérationnelle.
La GRH civile s’inscrit quant à elle dans le cadre général de la fonction publique civile de l’État. Elle évolue conformément au pacte « service public 2012 » défini par le Président de la République et aux orientations du Livre blanc sur l'avenir de la fonction publique.
Le personnel civil de la Défense se compose de fonctionnaires (51,7 %), de contractuels (12,3 %) et d’ouvriers de l'Etat (36,0 %). Il se consacre essentiellement aux missions d’administration générale et de soutien commun, pour lesquelles il dispose de la formation initiale et des qualifications requises. Il constitue, à ce titre, un rouage indispensable au bon fonctionnement du ministère et des armées.
Si les civils ne sont pas soumis statutairement aux mêmes obligations que leurs collègues militaires, leur bonne intégration dans les unités et groupements de bases de défense, en soutien de l’effectif militaire opérationnel, est fondamentale. Leur présence permanente, notamment, permet d’assurer une continuité de service à des unités dont la programmation est souvent bousculée par les impératifs opérationnels.
Sur la base du volontariat, les civils peuvent participer aux opérations extérieures sous le statut de réservistes, donc en tant que militaires. Le ministère de la défense réfléchit par ailleurs à la possibilité de les faire partir sous statut civil, afin d'occuper des emplois de soutien indispensables à la réalisation de leurs misions par les armées.
Sources : SGA/DRH-MD
Droits : Mindef/DRH-MD