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Secrétariat Général pour l'Administration
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Environnement

Le ministère de la Défense a une responsabilité particulière dans le domaine de l'environnement. Il occupe en effet des espaces naturels importants, possède le premier parc immobilier de l'État, exploite des installations classées pour la protection de l'environnement, définit, met en oeuvre et gère la fin de vie des systèmes d'armes.

Mise à jour : 09/10/2012 16:07

Construction durable / Energie. L'engagement du ministère de la Défense dans une politique de développement durable passe par la mise en oeuvre de techniques de construction durable mais aussi par la maîtrise des consommations énergétiques. Le service d'infrastructure de la Défense (SGA/SID) est aussi l'acheteur du ministère de la Défense pour le gaz et l'électricité nécessaires aux infrastructures militaires.

Construire durable

Adopter les énergies renouvelables

L'achat d'énergie

Construire durable

Dans l'ancien…

C'est dans l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments existants que se situent les sources d'économie et les actions significatives en matière de lutte contre l'effet de serre.

Elle passe d'abord par une phase de diagnostic afin d'établir un plan d'action de maîtrise des consommations. Des audits en eau et en énergie ont été menés sur 23 emprises représentatives de la diversité du ministère. Sur cette base, le SID proposera une politique énergétique au Haut fonctionnaire au développement durable du ministère.

Quatre sites ont fait par ailleurs l'objet d'un bilan environnemental complet. Sur cette base, des plans d'action locaux ont été validés par la DMPA en 2009 et bénéficient d'un financement dédié.

L'amélioration de l'existant repose ensuite sur l'adaptation des contrats. Un  contrat de performance énergétique (CPE)  a été signé sur en 2011 sur le site de Chambery-Roc noir (73). La signature  de Roc Noir constitue un des premiers CPE de la fonction publique d'Etat .

Maîtriser l'énergie passe aussi par une bonne connaissance des consommations. Tel est l'objet de la mise en place de compteurs individuels et télérelevables pour l'électricité, le chauffage et l'eau, opération lancée sur tous les bâtiments de plus de 1 000 m².

…et dans le neuf

Au titre du plan ministériel, tous les nouveaux projets de construction respecteront le niveau « haute performance énergétique » (HPE). Le SID a passé un accord-cadre afin de réaliser des bâtiments d'hébergement2 sur l'ensemble des bases de défense. Ils atteindront un niveau de « très haute performance énergétique »  (THPE) qui améliore les résultats de 20% par rapport aux opérations réalisées en appliquant les règles du droit commun grâce à une conception bioclimatique.

28 opérations font l'objet d'une démarche de type "haute qualité environnementale" (HQE). C'est le cas de l'Ecole nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA) à Palaiseau. D'autres mettent en oeuvre des solutions techniques respectueuses de l'environnement, comme le magasin d'archives à Toulon (toitures terrasses végétalisées, isolation thermique renforcée, bardage bois… etc.) avec une performance énergétique de niveau BBC.

Depuis le début de l’année 2011, le ministère de la Défense  s’impose d’appliquer le niveau BBC 2005 (au lieu du niveau RT 2005 réglementaire). A compter du 1er janvier 2013,  la Défense appliquera le niveau de performance énergétique REGLEMENTAIRE de la RT 2012. De manière concrète, ce niveau d’exigences est équivalent à celui imposé par le BBC 2005 (~50kWhEP/m².an). Seuls quelques changements sont à noter (test de l’étanchéité du bâtiment à l’air, garde-fous modifiés, etc.)

A priori, même les bâtiments « spécifiques » intègrent ce niveau de performance énergétique. Par contre, il demeure une exception : les bâtiments génériques (accord cadre). Pour des raisons contractuelles, on n’impose pas le niveau BBC2005 dès 2011 (car non réglementaire). En revanche, dès l’année 2013 il faudra imposer le niveau RT 2012.

Le ministère s'est par ailleurs engagé à mener une expérimentation sur des bâtiments "à énergie positive" (BEPOS) qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment à partir de sources d'énergies renouvelables. C'est ce concept innovant qui sera intégré dans la construction de plusieurs bâtiments  à Epinal (Vosges) au 1er régiment de tirailleurs et Charleville-Mézières (Ardennes) au 3ème régiment du génie.

Adopter les énergies renouvelables

Les potentialités de recours aux énergies renouvelables sont à l'étude au profit de la réorganisation territoriale des armées. Il s'agit de réfléchir sur l'évolution des besoins énergétiques de la défense, sur les ressources naturelles locales et les filières professionnelles.
Le pourcentage d' « énergie verte » va par ailleurs être sensiblement augmenté dans les contrats d'approvisionnement en électricité.

Chaleur et électricité « naturelles »

Dans le domaine de la production de chaleur, le ministère de la Défense (SGA/SID) conduit des études de faisabilité sur plusieurs sites pour privilégier le recours aux chaufferies à bois, à la géothermie, aux pompes à chaleur ou à l'énergie solaire.

Chaufferies bois. En ce qui concerne la réduction des gaz à effet de serre, le ministère s’est engagé dans une démarche de développement de chaufferies bois.
Une chaufferie bois a été mise en service à l’automne 2011 sur le camp de La Courtine (Creuse). Le 516ème régiment du train (Meurthe et Moselle) s’est raccordé fin 2011 à la chaufferie bois intercommunale. En 2012, une centrale biomasse bi-énergies (gaz, bois) sera mise en service à l’école de transmissions de Cesson-Sévigné-Rennes (Ille et Vilaine). Enfin, deux chaufferies bois seront construites à Toulon (Var) (marché notifié le 16/11/2011, début travaux juin 2012, délais des travaux: 13 mois)

Géothermie. L'installation de la base aérienne de Mérignac a valeur d'exemple en géothermie, elle satisfait 60% de ses besoins en chauffage et eau chaude permettant 150 k€ d'économie annuelle en énergie fossile.

L'achat d'énergie

Dès 2007, les audits de modernisation de l'Etat avaient identifié le service d'infrastructure de la Défense (SGA/SID) comme un acteur incontournable pour l'achat d'énergie (gaz et électricité) pour l'ensemble du ministère de la Défense.

La désignation officielle du SID a été formalisée le 2 juillet 2009 par le comité des achats du ministère présidé par le secrétaire général pour l'administration.

C'est une nouvelle mission pour le SID, l'ensemble des besoins énergétiques du ministère représentant 1,4 Twh (électricité) et 1,2 Twh (gaz). Toutefois, le métier n'est pas entièrement nouveau pour le SID qui avait à connaître de ces enjeux pour les installations portuaires.

Cette activité, qui se traduit par la reprise en gestion de plus de 5000 contrats, s'effectue dans un souci d'optimisation des coûts et dans un contexte européen d'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence.

Désormais, les professionnels de l'énergie disposent donc d'un interlocuteur unique au sein de la défense en la personne du SID.

Le déploiement de cette fonction se met en place progressivement au sein du service. Le service d'infrastructure de la défense ne pourra mener à bien ce nouveau défi sans la mise en place en son sein de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs faire. C'est donc une famille professionnelle inédite et résolument tournée vers l'avenir qui se met en place : « les spécialistes de l'achat d'énergie ». Cette famille regroupera des personnels de tous niveaux et issus tant de la filière administrative que de la filière technique.

L'achat d'énergie, c'est donc une chance pour le SID, une chance pour le ministère de la défense engagé dans de profonds travaux de rationalisation de son soutien, et une chance pour tous ceux qui, professionnels ou étudiants, s'intéressent à un domaine d'activité innovant, jeune et dynamique.

Sources : SGA/SID
Droits : Mindef/SGA

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