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Interview du général Paulus, chef du Service historique de la Défense

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Mise à jour : 28/11/2012 15:06

Service à vocation scientifique, patrimoniale et culturelle, le Service historique de la Défense (SHD) s’emploie à valoriser pour le grand public les fonds documentaires exceptionnels qu’il détient, à l’instar du musée de l’Armée ou de l’ECPAD. Le général Paulus, chef du SHD, revient sur les enjeux de la préparation d’une telle manifestation, qui s’inscrit dans le processus de professionnalisation du SHD, qui inspire également sa réorganisation.

1. L’exposition présente des archives exceptionnelles. Pouvez-vous me confirmer qu’elles proviennent très majoritairement des fonds d’archives conservés par le SHD ?

Général Paulus : L’exposition Des Aigles et des Hommes, dédiée à la Grande Armée avec un focus sur la campagne de Russie de 1812, regroupe un ensemble de documents et de collections de très belle facture, voire pour certains présentant un caractère tout à la fois rare et donc exceptionnel, issus en très grande partie des fonds d’archives conservés au  Service historique de la Défense (SHD).

Cette richesse des fonds offre au regard du visiteur une diversité presque inattendue et, par là-même, un attrait indéniable et captivant sur la geste napoléonienne, pourtant déjà très bien connue.

2. Pouvez-vous nous présenter les partenaires de l’exposition ?

Général Paulus : Sur le plan organisationnel, cette exposition est le fruit d’une coopération et d’une collaboration fructueuses et pertinentes entre plusieurs acteurs institutionnels appartenant au ministère de la Défense, comme le musée de l’Armée ou encore l’ ECPAD et l’ IRSEM, coorganisateur scientifique du colloque, mais aussi avec le musée Carnavalet (Ville de Paris) et la Fondation Napoléon.
 Ces différents organismes prêteurs ont ainsi apporté une réelle plus-value.
Par ailleurs, il faut mentionner l’architecte-scénographe Pierre Combes et le graphiste Yannick Le Cann, qui ont joué un rôle important dans la réflexion et la conception de l’exposition du SHD.

Ainsi, cette exposition a pour ambition d’être une grande exposition et de faire du SHD un organisme reconnu et apprécié pour la qualité de ses prestations et de ses compétences professionnelles au sein du ministère de la Défense, mais aussi à l’extérieur de celui-ci.

3. Quels sont les projets du SHD dans les années à venir ?

Général Paulus : Le Service historique de la Défense, héritier des dépôts de la Guerre et de la Marine voulus par le marquis de Louvois sur instruction du Roi Louis XIV à la fin du 17e siècle, a parmi ses principales missions, celles de contribuer à l’écriture de l’histoire des armées françaises, de conserver et de communiquer les archives de la Défense, au profit même du ministère de la Défense, ainsi qu’au grand public, aux généalogistes et aux chercheurs universitaires.
Ces archives, regroupées en trois centres, Châtellerault, Pau et Vincennes nécessitent une politique archivistique d’excellence.
Associée à cette communication, il y a, de façon induite, la mission de valorisation des fonds du SHD. Cette valorisation est conduite en liaison étroite avec la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives ( DMPA), autorité de tutelle du Service. Cette valorisation est une action quotidienne qui trouve aujourd’hui son point d’orgue avec cette grande exposition.

Par ailleurs et dans le cadre de l’achèvement de la réorganisation du SHD initiée en 2005, cette valorisation des fonds sera facilitée par la création en janvier 2013 d’un bureau de la valorisation culturelle, des publications et des publics et d’une division de l’action culturelle et pédagogiques.

Cette très belle exposition ne doit pas faire oublier une des grandes priorités du Service qui est la collecte des archives des états-majors et des grandes directions du ministère transférées sur le site de Balard en 2014.
Une autre priorité est celle de l’élaboration d’un schéma directeur fonctionnel pour que le SHD, réparti aujourd’hui sur onze sites de Toulon à Brest, ait des infrastructures adaptées aux missions ordonnées et tout particulièrement pour répondre aux attentes de ses public internes à la Défense et externes (universités, généalogistes et particuliers) et pour faire face aux grands enjeux patrimoniaux et organisationnels que sont l’archivage électronique, les archives opérationnelles, celles relative à la dissuasion nucléaire sans oublier la symbolique et les collections de bibliothèques.

Sources : SGA
Droits : Mindef/SGA

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