L'antenne chirurgicale est une unité médicale opérationnelle de rôle 2 : elle est déployée sur le terrain pour pratiquer la réanimation et des gestes chirurgicaux de sauvetage afin de stabiliser le blessé avant son évacuation.
L'antenne chirurgicale est conçue pour le soutien chirurgical d'une force de plus de 1 000 hommes, exposée à des pertes occasionnelles. Elle peut être engagée pour soutenir un dispositif militaire chargé d'évacuer des ressortissants.
L'antenne chirurgicale est une formation légère, transportable par voie aérienne. Elle se déploie sous tente ou utilise les infrastructures locales, notamment dès que l'opération s'inscrit dans la durée. Elle se déploie en moins de trois heures et dispose d'une autonomie technique initiale de 48 heures. Elle peut traiter huit blessés par jour. Son soutien "vie courante" (alimentation, fourniture d'énergie, transmissions) et sa protection sont assurés par les armées.
Elle offre un bloc opératoire, une salle de réanimation et 10 lits d'hospitalisation. L'adjonction de modules additionnels permet de mettre sur pied une structure médicochirurgicale plus lourde, notamment adaptée aux opérations humanitaires. Outre des équipements de radiologie et de laboratoire, un élément médical assure les consultations pré-hospitalières.
L'antenne chirurgicale regroupe :
Il existe huit antennes chirurgicales. Intégrées au régiment médical de La Valbonne, l'armement en personnel médico-hospitalier est assuré par les hôpitaux militaires.
Un élément chirurgical embarqué peut venir renforcer les capacités d'un bâtiment de la Marine équipé de blocs opératoires (transport de chalands de débarquement, porte-avions, bâtiment de projection et de commandement).
Les équipes sont, à tour de rôle, d'alerte pendant un mois, prêtes à partir en 72 heures.