La mission prioritaire du service de santé des armées est le soutien médico-chirurgical des forces en toutes circonstances. Donner aux militaires blessés les meilleures chances de survie et de récupération fonctionnelle constitue le défi que le service se doit de relever en permanence. Cela suppose la mise en oeuvre d'une chaîne cohérente qui doit garantir une prise en charge continue depuis la blessure jusqu'au rétablissement complet.
Le blessé de guerre et sa réinsertion sociale et professionnelle est au cœur de deux thèses de médecine récemment soutenues par des internes des hôpitaux des armées.
La thèse de l’IHA Clotilde Bauer, Le blessé de guerre : réadaptation et réinsertion en milieu militaire, description et comparaison de la prise en charge française et américaine, présente la prise en charge médicale américaine puis française des blessés en opérations, des soins initiaux sur le théâtre d’opérations extérieures à leur réinsertion sur le territoire national.
Cet état des lieux permet d’introduire les perspectives à envisager concernant l’action du service de santé des armées afin d’améliorer la réadaptation et la réinsertion des blessés français en opérations extérieures.
La thèse de l’IHA Laurent Prieux, Réinsertion sociale et professionnelle du blessé de guerre militaire français. Expérience de l’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) Percy. A partir d’une cohorte de 49 patients hospitalisés en médecine physique et réadaptation (MPR) de 2004 à 2010, décrit la réinsertion sociale (vie quotidienne, vie familiale…) et professionnelle (type d’emploi, difficultés rencontrées…) des militaires français ayant été blessés sur l’un des théâtres d’opérations et dont les blessures ont entraîné un handicap physique nécessitant une hospitalisation en MPR.
Au total, 46% des patients ressentaient une gêne importante dans leur vie familiale et 31% des couples s’étaient séparés, tous en partie à cause du traumatisme. 93% des patients étaient satisfaits de la prise en charge médicale militaire. 83% avaient retrouvé un emploi dont 86% dans le secteur militaire.
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