Point de presse hebdomadaire du porte-parole du ministère de la défense
Le 19/04/2012
(Extraits)
Agenda du ministre de la défense et des anciens combattants
Jeudi 19 avril
M. Gérard Longuet rencontre au cours d’un déjeuner et d’une table ronde les aumôniers des armées des quatre principaux cultes, afin de faire avec eux le point sur le fait religieux dans les armées.
Mercredi 25 avril
Le ministre participe au conseil des ministres.
Agenda du secrétaire d’Etat aux anciens combattants
Mercredi 25 avril
M. Marc Laffineur assiste à la commémoration australienne du Dawn Service de l’ « Anzac Day », à Villers-Bretonneux dans la Somme. Anzac signifie Australian and New Zealand army corps. Cette cérémonie a lieu en présence de Son Excellence Ric Wells, ambassadeur d’Australie en France, du vice-amiral Ray Griggs, chef d’état-major de la marine australienne et de M. Warren Snowdon, ministre australien des anciens combattants. Comme son nom l’indique, le Dawn Service de l’ « Anzac Day » est célébré avant le lever du jour, à 5 h 30, au Mémorial national australien de Villers-Bretonneux. Cette cérémonie rend hommage aux troupes australiennes et néo-zélandaises qui se sont illustrées lors des batailles de Picardie en 1916et 1918. Chaque année, des milliers d’Australiens et de Néo-Zélandais font le voyage pour commémorer ce 25 avril 1918, date à laquelle les troupes australiennes ont libéré Villers-Bretonneux. Cet engagement et l’amitié franco-australienne sont en effet célébrés chaque 25 avril. Au cours de la bataille de la Somme, 23 000 Australiens et 1 205 Néo-Zélandais ont perdu la vie.
Le même jour à 8 h 30, M. Marc Laffineur visite l’institution nationale des Invalides en compagnie de M. Xavier Bertrand,ministre du travail, de l’emploi et de la santé.
Questions d’actualité
Signature d’un partenariat de défense révisé avec le Sénégal
Mercredi 18 avril, le président de la République Nicolas Sarkozy a reçu son homologue sénégalais, M. Macky Sall,qui effectuait son premier déplacement en France depuis son investiture le2 avril dernier. A cette occasion, les deux chefs d’État ont signé le nouveau partenariat de défense entre la France et le Sénégal. Cet accord est le huitième et le dernier partenariat de défense révisé avec des pays d’Afrique,après ceux du Cameroun, du Togo, du Gabon, de la République centrafricaine, des Comores, de Djibouti et de Côte d’Ivoire. La signature de ce traité met donc un point final à la renégociation des accords de défense avec les pays africains.Ce texte inscrit, à l’image des sept autres, la coopération bilatérale dans le cadre plus large de l’appui à la mise en place par l’Afrique de son propre système de sécurité collective. La France entend ainsi accompagner chaque Etat dans l’élaboration de ce dispositif et aider l’Union africaine et les organisations régionales africaines à jouer un rôle plus actif et plus décisif dans le règlement des crises et le maintien de la paix en Afrique. Les nouveaux partenariats entre la France et les huit pays d’Afrique concernés s’inscrivent dans un souci de réciprocité et de transparence, puisqu’ils sont tous renégociés en collaboration avec les pays concernés sur des bases nationales et régionales et qu’ils sont intégralement publiés et soumis à ratification par le Parlement. Seuls les trois derniers accords signés avec Djibouti en décembre 2011, avec la Côte d’Ivoire en janvier 2012 et avec le Sénégal le 18 avril doivent encore être ratifiés par le Parlement français.
Réunion des ministres de la défense et des affaires étrangères de l’OTAN
Le ministre de la défense a participé, mercredi 18 avril à Bruxelles, à la réunion des ministres de la défense et des affaires étrangères de l’OTAN. Il s’agissait pour les ministres de leur dernière rencontre afin de préparer le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN qui se tiendra à Chicago les 20 et 21 mai.
Quatre sujets ont été abordés :
· les questions de capacité militaire et notamment la Smart Defense ;
· la défense antimissile ;
· la revue de posture et de dissuasion de l’Alliance ;
· l’Afghanistan.
Sur les questions capacitaires et la défense antimissile, le secrétaire général M. Anders Rasmussen a rappelé que le sommet de Chicago donnerait lieu à une synthèse des travaux capacitaires réalisés depuis le sommet de Lisbonne en 2010 au travers d’approches multinationales. Elle comprendra une vingtaine d’initiatives formant la Smart Defense, concept qui consiste à mieux organiser les moyens de défense des nations dans un contexte de restriction budgétaire par la mutualisation et le partage, ainsi que des projets phares tels que l’initiative Joint Intelligence, « surveillance et reconnaissance » et la défense antimissile.
Plusieurs nations ont partagé le souci de la France d’éviter une dérive de l’Alliance vers des financements communs. Le secrétaire général a, par ailleurs, rappelé l’importance de préserver la souveraineté des nations dans la prise de décision concernant le financement, l’emploi et la mise à disposition des moyens. Les ministres se sont mis d'accord pour déclarer au sommet de Chicago une capacité intérimaire de défense antimissile des territoires des pays de l’Alliance. Le ministre de la défense français a rappelé que l’adoption de cette capacité ne remettait pas en cause la dissuasion nucléaire qui reste la pierre angulaire de notre politique de défense nationale, qu’elle constituait un complément à la dissuasion au même titre que les moyens conventionnels, mais n’était pas destinée à s’y substituer.
M. Gérard Longuet a annoncé qu’à la suite de la déclaration des 27 États de l’Union européenne du 22 mars sur le lancement d’une initiative de mutualisation des avions ravitailleurs dans le cadre de l’agence européenne de défense, trois nations - la France, l’Allemagne et les Pays-Bas -prendraient la responsabilité de la conduite de ce projet qui comprend un volet acquisition et un volet d’emploi d’avions européens (A330 et A400M) et qui constitue la réponse européenne aux lacunes capacitaires de l’OTAN identifiées par l’opération en Libye. Le ministre a précisé que cette initiative était lancée par trois pays, mais ouverte à tous les pays européens.
Les ministres ont adopté un document qui actualise la posture de défense et de dissuasion de l’Alliance face à l’évolution du contexte stratégique et de la menace. Ce document réaffirme que l’Alliance restera nucléaire tant qu’il existera des armes nucléaires, que l’OTAN s’engage à maintenir à la fois des moyens nucléaires conventionnels et une défense antimissile, et que cette dernière peut compléter le rôle des armes nucléaires dans la dissuasion et non s’y substituer.
Sur l’Afghanistan, le ministre a rappelé que l’année 2013 serait une année charnière qui marquerait une bascule des missions de combat de la coalition vers des missions de soutien en mettant, dès cette date, les forces de sécurité afghanes en mesure d’opérer en première ligne pour préparer l’accomplissement de la transition fixée à fin 2014 par le sommet de Lisbonne. Il a précisé qu’il n’y aurait plus de force combattante française fin 2013 à l’achèvement de la transition dans notre zone de responsabilité, à savoir la Kapisa. S’agissant des missions de l’OTAN après 2014, le ministre a indiqué qu’il n’était pas question que la coalition conserve des missions de combat en Afghanistan et qu’elle devrait se consacrer exclusivement à un rôle de formation, de conseil et de soutien. Sur la question du financement des forces de sécurité afghanes après 2014, dont le format et le coût ont fait l’objet,localement à Kaboul, entre la FIAS et les autorités afghanes, d’une estimation préliminaire et indicative qui porte sur 228 000 hommes en 2017, soit 4,1milliards de dollars par an, le ministre a rappelé qu’un certain nombre de paramètres devaient être pris en compte :
· la conditionnalité de l’aide à l’accomplissement de progrès en matière de gouvernance par l’Afghanistan,
· la possibilité de fléchage des contributions,
· l’augmentation progressive de la contribution afghane,
· l’ajustement du format à l’évolution de la situation sur le terrain,
· la prise en compte des contributions nationales.
À cet égard, le ministre a rappelé que la France avait signé le 27 janvier un traité d’amitié et de coopération avec l’Afghanistan auquel étaient affectés des moyens substantiels. Il a été admis que le sommet de Chicago ne jouerait pas le rôle de conférence des donateurs et que la base des contributeurs devrait être élargie à d’autres pays que ceux de la coalition.