Dès octobre 2001, en réponse aux attentats survenus le 11 septembre sur le sol américain, la France s’est engagée en Afghanistan dans le cadre de l’opération Enduring Freedom (OEF). Elle participe également aux opérations de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) sous commandement de l’OTAN.
Depuis 2001, la France n’a cessé d’adapter son dispositif à l’évolution de l’engagement de la coalition et de la situation sécuritaire, en coordination avec ses alliés et les forces
de sécurité afghanes.
De 2001 à 2008 – Un engagement limité
L’opération Enduring Freedom, est conduite par une coalition engagée dans la lutte contre le terrorisme en Afghanistan, sur la base de l’article 51 de la Charte des Nations
unies (droit de légitime défense) dans le cadre de résolutions (1368 du 12 septembre 2001 et 1373 du 28 septembre 2001) du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU),
en application du chapitre VII de la Charte. La France s’est engagée au sein d’OEF dès octobre 2001.
La Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), créée par l’accord de Bonn du5 décembre 2001, rassemble 48 pays contributeurs agissant sous mandat du Conseil de sécurité des Nations unies sous commandement de l’OTAN. Son déploiement est autorisé pour six mois par la résolution 1386 du 20 décembre 2001. Cette autorisation a
été prorogée annuellement par le CSNU jusqu’à aujourd’hui. La France s’y est engagée dès décembre 2001. Le mandat de la FIAS, initialement limité à la région de Kaboul, a été ultérieurement étendu à l’ensemble de l’Afghanistan, par la résolution 1510 du 13 octobre 2003.
De 2001 – 2003 : l’engagement initial
Les armées françaises contribuent progressivement aux actions de sécurisation, de stabilisation et de formation conduites par la FIAS, déployée pour permettre le bon
déroulement du processus politique engagé en Afghanistan.
Elles déploient un dispositif aérien couvrant différentes capacités (appui des troupes ausol, renseignement, transport et ravitaillement en vol), un bataillon français (BATFRA)
stationné sur l’aéroport international de Kaboul (KAIA), le groupe aéronaval (en 2001-2002 puis 2003) et une composante aéromaritime au sein d’OEF dans l’océan Indien.
A partir de 2003 : un engagement à « haute valeur ajoutée »
Dans le contexte des divergences franco-américaines sur la question irakienne, le dispositif militaire évolue vers la notion d’engagement minimal à « haute valeur ajoutée ». Cela s’est concrètement traduit par l’évolution des missions, la rationalisation du dispositif et une action plus offensive et plus visible avec :
· un groupement de forces spéciales (TG ARES, 200 hommes) dans le cadre de l’OEF (d’août 2003 à janvier 2007) ;
· la prise de commandement de la FIAS entre août 2004 et février 2005 ;
· le maintien du dispositif aérien dans son volume et ses missions ;
· le maintien du bataillon français sur Kaboul.