Chantal Queroy a accepté de témoigner de sa double expérience civile et de réserviste opérationnel.
Quel est votre parcours professionnel?
Parcours militaire
Parcours civil
Quelles ont été vos motivations pour intégrer la réserve?
J'ai été militaire, je me suis engagée à 20 ans, j'ai quitté l'Armée par obligation, je suis militaire dans l'âme, donc la réserve m'a permis de retrouver le cadre militaire, la façon de travailler, l'ambiance, je me sens parfaitement bien, à ma place, dans ce milieu.
Que vous apporte cette activité?
Cette activité est mon rayon de soleil professionnel. J’apprends beaucoup pendant mes périodes de réserve car elles me permettent un véritable échange entre professionnels d’horizons différents (réservistes et d’active), cet échange des connaissances et des parcours professionnels est une vraie richesse. Cela m’a également permis de découvrir une armée plus moderne que celle que j’ai quittée, un lien armée/nation bouleversé par un nouveau type de réserve et les JAPD qui permettent une rencontre forte avec les jeunes. Les périodes sur le terrain, bien que le travail soit souvent plus intense, plus stressant et que les amplitudes horaires soient plus importantes, permettent l’expression d’une franche camaraderie qui n'empêche pas le respect de la hiérarchie.
Comment conciliez-vous vos différentes activités?
Peu de problème pour moi pour concilier ces différentes composantes de ma vie, mes activités de réserviste tiennent une place privilégiée dans mon emploi du temps et y sont intégrées de fait. Il me faut néanmoins un petit temps pour me réadapter à la vie «civile» après notamment une période sur le terrain et une «gymnastique» intellectuelle pour passer du travail civil au travail militaire
Seul «bémol», dans l’éducation nationale, il me faut rester discrète quant à mon statut de réserviste.
Avez-vous une anecdote personnelle concernant la JNR?
Bien que réserviste, je suis issue et attachée au milieu militaire et mon expérience me permet d’avoir une attitude de «mentor». Mon âge et mon investissement vis à vis des jeunes (JAPD, FMI au profit de l’ESSA Lyon Bron et jeunes professionnels des forces) a fini par me faire surnommer «maman».
Commentaire
Mon passé, ma culture militaire et mon grade me permettent de me sentir solidaire des forces et à leur service, bien que mon statut de réserviste gêne une intégration véritable.
Sources : SecGén CSRM
Droits : SecGén CSRM