Au niveau national, le ministère de la défense est directement impliqué dans l’ensemble des mesures destinées à assurer la protection sanitaire de la population et des travailleurs.
Sur ses sites d’exploitation, il préserve en permanence les personnes, les biens à l’intérieur ou à l’extérieur des domaines militaires.
La protection radiologique des professionnels en contact avec des systèmes nucléaires militaires est l’objet d’un suivi adapté.
Conscient des risques et des effets nocifs des rayonnements ionisants, le ministère de la défense informe et protège ses travailleurs, sur les sites exploités.
Une attention toute particulière est donc apportée au respect des normes de base (directives Euratom) relatives à la protection sanitaire de cette population contre les dangers encourus.
La réglementation de droit commun, qui s'appuie notamment sur les dispositions prévues par le code de la santé publique, le code du travail et le code de l'environnement, est applicable à l'ensemble du personnel civil et militaire du ministère de la Défense.
Le personnel est classé en deux catégories. Ceux qui sont susceptibles de recevoir, dans les conditions habituelles de travail, une dose efficace supérieure à 6mSv par an ou une dose équivalente supérieure aux 3/10 des limites annuelles d'exposition professionnelle autorisée pour les différentes parties du corps, appartiennent à la catégorie A. Les autres sont classés dans la catégorie B, dès lors qu'ils sont susceptibles d'être exposés à des rayonnements ionisants pouvant entraîner des doses supérieures aux limites générales retenues pour la protection du public.
La réglementation dans le domaine de la radioprotection continue d'évoluer, pour des raisons scientifiques (évolution des connaissances en radiobiologie et épidémiologie), techniques (retour d'expérience) et sociétales (évolution des courants de pensée adoptés par la société en matière de protection contre les nuisances de tous ordres).