Des opérations strictement militaires sur le territoire national sont exclues à l’horizon prévisible et se limitent aujourd’hui à un appui aux opérations de gestion de crise consécutives, par exemple, à des attaques terroristes, ou à une catastrophe naturelle ou technologique.
C’est donc davantage à distance du territoire national que les forces armées continueront à mener des opérations en défense de nos intérêts de sécurité et en soutien de l’action politique et diplomatique de la nation.
Selon le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale ces opérations continueront à relever de deux grandes catégories :
Les opérations de stabilisation: opérations d’interposition entre belligérants, opérations de stabilisation consécutives à des conflits internes, opérations de sécurisation de pays ou de régions, interventions relevant de la responsabilité de protéger.
Les opérations de force de grande ampleur : opérations de guerre qu’il ne faut pas exclure, nécessitant un délai de préparation et de déploiement de plusieurs mois, et comportant généralement une phase aigüe, de coercition, suivie d’une phase de stabilisation progressive qui peut s’étendre sur des années.
Il n’y a pas de césure stricte entre ces deux types d’opérations. Une opération majeure peut être suivie d’une opération de stabilisation ou une opération de stabilisation connaître une flambée de violence. Cela nécessite une capacité d’adaptation permanente des forces, qui explique pourquoi la France ne fait pas le choix de la spécialisation de ses forces, mais vise la polyvalence.