Le maintien et le développement d’une industrie de défense compétitive, au niveau national et à l’échelle européenne, constituent un enjeu majeur.
En matière d’industrie de défense, la France conserve une maîtrise et des compétences spécifiques, notamment pour ses systèmes d’armes dans le cadre de sa dissuasion nucléaire (SNLE et SNA, missiles balistiques, vecteurs de la composante nucléaire aéroportée et pour la sécurité des systèmes d’information).
Par ailleurs, la France participe à la compétitivité industrielle à l’échelle européenne pour la majorité des acquisitions de défense (avions et drones, bâtiment de surface, missiles, satellites, armements terrestres, munitions et composants électronique, etc.)
La loi de programmation militaire 2009-2014 préserve l’industrie de défense en envisageant des investissements et des crédits pour la Recherche. Elle vise à préserver la base industrielle et technologique de défense (BITD). Cette dernière fournit, à un coût abordable des équipements et systèmes d’armes performants en sécurisant leur approvisionnement, en assurant leurs évolutions ainsi que leur maintenance sur toute leur durée de vie et en maîtrisant leur liberté d’emploi.
En corrélation avec les priorités stratégiques développées par le Livre blanc sur la nouvelle stratégie de défense et de sécurité de la France, des crédits sont affectés en matière de recherche au profit de la dissuasion, de la connaissance et de l’anticipation, de la protection, de l’intervention et de la prévention.
Ces crédits permettent de conduire des études critiques pour l’autonomie du pays (sous-marins nucléaires, cryptologie, calcul scientifique, etc.) et d’acquérir des compétences qui nécessaires pour accéder à des capacités technologiques indispensables (communications numériques, drones, production et stockage de l’énergie sur le champ de bataille, etc.).
Dans le cadre de la coopération européenne, la loi de programmation militaire vise également à développer des projets ambitieux de recherche et d’acquisition de technologies (détection, soutien, consolidation de technologies émergentes).
Parallèlement, le ministère de la défense s’appuie sur les subventions versées aux organismes et écoles sous sa tutelle et les budgets mis en commun avec la recherche civile pour développer des technologies et une synergie.
Le ministère de la défense est le premier acheteur et le premier investisseur public de l’industrie de défense. Or, dans la loi de programmation militaire 2009-1014, le rééquilibrage progressif du budget de la défense participe à la préservation de son industrie. Les bénéfices retirés de la réforme de la Défense lui profitent directement. Pour les seuls crédits d’équipements, 102 milliards d’euros sont prévus pour la période 2009-2014. Actuellement, la dépense annuelle est de 15,4 milliards d’euros et devrait atteindre 17, 6 milliards d’euros en 2014.
L’amélioration des procédures d’investissements auprès des industriels de la défense, garantit des conditions plus avantageuses (rentabilité notamment sur les coûts de soutien). C’est pourquoi, le partenariat public-privé est particulièrement développé tout comme la prestation de services avec engagement de résultat.
Le ministère de la défense participe également à la dynamisation des exportations. Ses forces constituent la vitrine de son industrie.