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Vigipirate et la posture permanente de sécurité

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Mise à jour : 30/12/2010 15:15

Depuis le 7 septembre 1995, avec une interruption d'octobre à décembre 1996, les armées participent au renforcement de la sécurité générale dans le cadre du plan gouvernemental Vigipirate.

Il s'agit d'un plan de vigilance, de surveillance et de centralisation du renseignement. Il permet de gérer différentes situations pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes sur le territoire national. Des éléments des trois armées y participent en permanence, en accompagnement des forces de gendarmerie et de police.

Le Premier ministre a décidé d'élever le niveau d'alerte du plan Vigipirate au niveau rouge après les attentats perpétrés à Londres, le 7 juillet 2005. Ce niveau d'alerte prévoit des mesures de protection des institutions et des moyens de secours et de riposte appropriés, en acceptant les contraintes imposées par l'activité sociale et économique.

Le plan actuel a été mis en place le 20 mars 2003 en tenant compte des 7 années d'expérience antérieure de Vigipirate. Pour les armées, il établit une distinction entre deux dispositifs.

La posture permanente de sécurité

Dispositif permanent d'alerte pour la défense aérienne et maritime :

  • Contrôle de l'espace aérien : des patrouilles d'avions de chasse sont en alerte permanente pour intercepter tout aéronef suspect. Des zones interdites, autour des centrales nucléaires et des sites industriels sensibles, ont été créées. Des moyens de détection radar sont également opérationnels. Cette posture permanente de sûreté aérienne, dans le cadre de Vigipirate rouge, nécessite l'engagement de 187 militaires.
  • Surveillance des approches maritimes : les préfets maritimes de la Méditerranée, de l'Atlantique et de la Manche et de la Mer du Nord ont en charge la surveillance des approches maritimes et des ports. Ce dispositif représente un déploiement de 148 marins et gendarmes maritimes.

Une échelle de niveaux d'alerte fixée par le gouvernement

Quatre niveaux d'alerte (jaune, orange, rouge, écarlate) correspondent à des objectifs de sécurité pour lesquels les armées apportent des contributions avec leurs modes d'action et leurs moyens spécifiques. Chaque niveau est matérialisé par une couleur qui permet de déclencher une série de mesures.

  • Jaune : accentuer la vigilance face à des risques réels mais encore incertains.
  • Orange : prévenir le risque d'une action terroriste.
  • Rouge : prendre des mesures nécessaires pour prévenir le risque avéré de plusieurs attentats graves.
  • Ecarlate : prévenir le risque d'attentats majeurs, simultanés ou non.

Le plan Vigipirate terrestre

Les militaires des trois armées sont mobilisés. Ils ont pour mission de participer au renfort de la sécurité en effectuant des patrouilles dans les gares, les aéroports, les ports, ainsi qu'un certain nombre de points sensibles. Le dispositif terrestre Vigipirate rouge représente un volume de 1 010 hommes, engagés en fonction des besoins de la mission. En avril 2006, il est constitué d'environ 800 militaires engagés en métropole et 10 dans les DOM/TOM. 200 militaires restent en alerte sur préavis de 24 heures.

L'évaluation des menaces est réalisée par des services spécialisés. Elle est renouvelée selon un rythme adapté à l'évolution de la situation nationale et internationale.

Sources : EMA
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