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Centre d'analyse et d'instruction de l'aviation navale

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Mise à jour : 17/08/2010 13:54

 Centre d'analyse et d'instruction de l'aviation navale 
 Base Aéronautique Navale de Nîmes-Garons 
 30 998 NIMES - ARMEES 
 

Anciennement CAI PATMAR, le CAI ALAVIA fait partie des plus petites unités de la Marine. Il ne met aucun aéronef en œuvre, mais produit son "effet militaire" grâce à ses spécialistes de haut niveau.

 Historique 

Le CAI fut créé sur la base de Nîmes-Garons en 1978, succédant à l'École d'Écoute des Bouées Acoustiques (E.E.B.A.). Pour comprendre les orientations prises à l'époque, il faut se replacer dans le contexte historique. La fin des années 70 fut dominée pour la Marine par deux éléments majeurs: la montée en puissance de la force océanique stratégique, les autres forces de la Marine recevant pour mission principale de permettre son déploiement opérationnel la volonté de l'Union Soviétique de se doter d'une puissance navale à vocation mondiale.

L'aviation de patrouille maritime fut alors largement mise à contribution pour :

  •  l'entraînement des S.N.L.E (Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins),
  •  leur protection lors des manoeuvres d'entrées et de sortie,
  •  la surveillance maritime des approches du territoire.

Les équipages d'ATLANTIC durent alors être capables d'exploiter au mieux les informations émanant de deux "mondes du silence" séparés par la surface des océans :

  •  celui des profondeurs et des ondes acoustiques,
  •  celui de l'éther et des ondes électro-magnétiques.

 Il leur fallait surtout pouvoir interpréter les renseignements collectés lors des missions et répercuter les connaissances nouvelles en vue des missions futures.
 Seul un organisme spécialisé était à même de réaliser cette tâche, et l'E.E.B.A. prit en charge cette activité, en s'adjoignant l'embryon d'une cellule de guerre électronique.
 La création du commandement de l'aviation de patrouille maritime, instaurant une chaîne organique concourant à la mise en oeuvre d'aéronefs armés par des équipages entraînés, et la diversification des activités de l'E.E.B.A. conduisirent à la dissolution de celle-ci et à son remplacement par un centre où il devenait possible de compiler les comptes rendus de mission et en faire profiter tous les équipages.
 Le CAI PATMAR était né.

Récapitulatif :

  •  1974 Création de l'E.E.B.A.
  •  1978 Création du CAI PATMAR (2 divisions : Guerre Electronique et Guerre Acoustique)
  •  1994 Nouvelle division : Tactique Optronique
  •  1998 Changement d'autorité : appellation CAI ALAVIA

Missions

Les missions du CAI ALAVIA comportent 3 volets:

  •  l'instruction
  •  l'analyse
  •  les études

Instruction 
L'instruction est réalisée avant tout au profit des équipages et des spécialistes de l'environnement opérationnel de l'avion de patrouille maritime Atlantique, mais le champ d'action est vaste puisque le CAI ALAVIA forme des analystes et des opérateurs pour toute la Marine, notamment dans le domaine de la guerre électronique. Ceci se traduit en chiffres par 26 types de stages au profit d'environ 300 personnes par an. Ces stages visent à fournir une instruction vivante, basée sur l'analyse des missions effectuées par les équipages opérationnels. Cette approche permet à tous de bénéficier de l'expérience de chacun.

Analyse 
L'analyse, source de la matière d'instruction, regroupe plusieurs activités. L'étude des performances des capteurs de l' Atlantique est destinée à en améliorer les règles d'emploi. L'analyse des signaux électromagnétiques enregistrés par les aéronefs de l'aéronautique navale permet de pénétrer le fonctionnement des émetteurs interceptés et d'en recueillir les caractéristiques.
 

 

 Études 

De par ses activités, le CAI ALAVIA est bien placé pour participer à de nombreuses études menées dans le domaine de la guerre acoustique, de la guerre électronique ou de l'emploi des capteurs de l' Atlantique. Il fournit ses compétences techniques à l'état-major et se place alors en position de conseiller opérationnel auprès des organismes étatiques en charge des programmes relevant de son domaine d'emploi.

 Moyens en personnel 

  •  2 officiers supérieurs TACAE
  •  3 officiers subalternes TACAE
  •  3 majors
  •  13 officiers mariniers supérieurs
  •  3 officiers mariniers subalternes

 Moyens en matériel 

- Division "Guerre électronique" :

  •  1 station d'analyse et formation a l'analyse des signaux radars
  •  1 CSGE secondaire (Centre Support en Guerre Electronique)
  •  1 station de production de supports pédagogiques

- Division "Guerre acoustique" :

  •  1 station de formation à l'analyse des signaux acoustiques
  •  1 station d'entraînement tactique équipage

- Division "Tactique optronique" :

  •  1 cellule informatique permettant les traitements photo/video pour la production de cassettes SVHS à des fins d'instruction.

Sources : © Marine nationale

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