bandeau6 bandeau4 bandeau3 bandeau1
Marine nationale
Accueil | Marine | Organisation | Les forces | Force d'action navale | Forces de surface | Forces de surface

Forces de surface

Retour

Mise à jour : 03/09/2012 14:12

98 des 180 bâtiments de la Marine nationale ainsi que 12 000 hommes et femmes composent la Force d’Action Navale (FAN). Ils constituent le coeur de la contribution de la Marine aux missions de prévention et de projection.

Certains bâtiments importants de cette force, comme le porte-avions ou les bâtiments amphibies (bâtiments de projection et de commandement BPC, transport de chalands de débarquement TCD), agissent au sein de groupes (groupe aéronaval articulé autour du porte-avions ; groupe amphibie autour des BPC et TCD).

Ils sont accompagnés de frégates les protégeant contre des menaces aériennes et sous-marines, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, ainsi que d’un bâtiment de ravitaillement permettant de maintenir cette force longtemps à la mer. Les frégates, navires polyvalents, peuvent également agir seules pour préserver les intérêts nationaux sur nos espaces maritimes et participer au règlement des crises. Elles peuvent ainsi assurer le soutien d’une force d’intervention, la protection du trafic commercial, des opérations spéciales ou des missions humanitaires.

Les missions liées au contrôle des espaces océaniques, à la protection des Zones Économiques Exclusives françaises (ZEE), à la surveillance des pêches et plus généralement à l’application des lois et au maintien de l’ordre public en mer sont confiées à des bateaux dits de souveraineté.

Les navires de la Marine nationale sont également des ambassadeurs de la France dans le monde.

Les bâtiments de surface peuvent être classés en sept grandes catégories :

Le groupe aéronaval   

Le groupe aéronaval est le vecteur majeur des missions de projection de puissance menées par la Marine. Il participe aussi à la dissuasion nucléaire grâce à la capacité d’emport du missile aéroporté ASMP sur le Super-Étendard et, à terme, dans sa version améliorée, sur le Rafale. 
Il comprend normalement un porte-avions avec son groupe aérien embarqué (GAE), une à deux frégates de défense aérienne, deux frégates anti-sous-marines, une frégate de type La Fayette, un SNA et un pétrolier-ravitailleur. En fonction du niveau de la menace, cette composition peut être modifiée. Toutefois, même en l’absence de menace en mer, le porte-avions ne peut être déployé sans la présence à ses côtés d’un pétrolier-ravitailleur et d’une frégate de défense aérienne, chargée notamment de la coordination de l’espace aérien autour du porte-avions.

La force amphibie   

Acteur essentiel des opérations de projection de forces, le groupe amphibie comprend: un ou plusieurs bâtiment(s) de projection et de commandement (BPC) et/ou transport de chalands de débarquement (TCD), qui emportent des chalands et des engins de débarquement (CDIC, CTM, EDAR)) dans leur radier pour mettre en œuvre un groupement interarmées. Celui-ci se compose de troupes, de véhicules, d’hélicoptères de manœuvre de l’armée de terre (Puma  ou Cougar)  participant au débarquement d’hommes et de matériels et d’hélicoptères de combat (Gazelle  et Tigre)  appuyant les forces embarquées.
Le dispositif est complété par des forces avancées (commandos) chargées de la préparation du débarquement, une composante de guerre des mines, si cette menace doit être prise en compte, ainsi que des bâtiments de protection et de soutien.
Les BPC ( Mistral, Tonnerre, Dixmude ) et le TCD  Siroco disposent d’installations médicales lourdes pour conduire des missions sanitaires de grande envergure (blocs opératoires, salle de traitement des grands brûlés…). Ils ont également la capacité d’embarquer et de mettre en œuvre un PC de forces interarmées pour la conduite d’une opération nationale ou multinationale.

La composante frégates   

Véritable épine dorsale de la Marine, les frégates assurent la maîtrise du milieu aéromaritime, garantissant ainsi la liberté d’action sur mer ou à partir de la mer. Polyvalentes, elles sont généralement spécialisées en fonction du type de menace et ont également pour vocation la protection de forces (groupe aéronaval, groupe amphibie et, le cas échéant, navires de commerce) et la participation au dispositif permanent de prévention grâce à leur prépositionnement dans la durée sur les théâtres de crise potentiels.

  • Les frégates de défense aérienne (FDA) sont des bâtiments spécialisés, chargés de la direction de la lutte antiaérienne et de la conduite des opérations aériennes depuis la mer ainsi que de la défense antiaérienne d’unités navales peu ou pas défendues. Elles constituent à ce titre un élément incontournable de l’escorte d’un groupe aéronaval ou amphibie. En outre, elles peuvent contribuer à la défense aérienne interarmées sur les théâtres d’opérations extérieures ou dans les approches maritimes du territoire national.
  • Les frégates de lutte anti-sous-marine (FASM) ont pour mission principale la protection de la force océanique stratégique et des groupes aéronaval et amphibie contre la menace sous-marine. Elles disposent toutes de sonars remorqués et d’hélicoptères. Elles sont également dotées d’importantes capacités de lutte anti-navire et d’autodéfense antiaérienne, qui leur permettent de participer au dispositif permanent de prévention.
  • Les frégates de type La Fayette sont conçues principalement pour préserver et faire respecter les intérêts nationaux sur les espaces maritimes outre-mer et pour participer au règlement des crises hors d’Europe. Elles peuvent ainsi être amenées à assurer dans ce cadre le soutien d’une force d’intervention, la protection du trafic commercial, des opérations spéciales ou des missions humanitaires. Ces navires sont dotés d’hélicoptères de lutte anti-navire Panther.  Elles participent donc préférentiellement à la mission d’action opérationnelle mais peuvent, en fonction des circonstances, intervenir dans le cadre de la sauvegarde maritime.

La force de guerre des mines   

Les unités de guerre des mines sont chargées de la sécurisation des chenaux utilisés par les SNLE lors de leurs transits entre leur base de Brest et la haute mer. Elles doivent également, en cas de menace particularisée, être en mesure de maintenir l’accès simultané à un port d’intérêt vital (PIV) et se tenir prêtes à assurer le libre accès aux ports alliés. Elles ont, en outre, vocation à être projetées au sein d’une force navale nationale ou interalliée lorsque les opérations se déroulent à proximité de côtes plus sensibles au risque “mines”.
Pour participer à ces missions, la force d’action navale comprend treize chasseurs de mines équipés du matériel nécessaire à l’identification d’engins posés sur le fond et à leur destruction, trois groupes de plongeurs-démineurs (GPD) intervenant jusqu’à 80 mètres de profondeur et pouvant embarquer à bord de bâtiments bases de plongeurs démineurs (Méditerranée Atlantique-Manche), des bâtiments remorqueurs de sonars, pour la surveillance des abords de Brest et un bâtiment de commandement et de soutien.

Les bâtiments de souveraineté   

Ces bâtiments sont principalement dédiés aux missions de sauvegarde maritime.

  • Les six frégates de surveillance ont pour mission la surveillance des espaces océaniques, le contrôle des ZEE, la police de la navigation et la surveillance des pêches. Elles sont destinées à opérer outre-mer et dans les zones à risques limités. Cinq de ces frégates sont actuellement basées outre-mer (Antilles, Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française).
  • Les avisos A69 sont des unités polyvalentes qui peuvent contribuer à l’ensemble des missions confiées par le gouvernement à la marine. Toutefois, leur petite taille et l’absence d’hélicoptère embarqué limitent leur capacité d’intervention.
  • Bâtiments de souveraineté prépositionnés outre-mer, les patrouilleurs P400 y assurent, dans le cadre de l'action de l'État en mer, des missions de surveillance et de protection des ZEE et apportent, par leur rayonnement, leur soutien aux relations internationales.
  • La force d’action navale comprend également trois bâtiments de transport légers (BATRAL) stationnés en Martinique, Nouvelle-Calédonie et à La Réunion. Ces bâtiments conduisent, outre des opérations amphibies, des missions de transport et de ravitaillement.
  • Enfin les bâtiments de service public assurent les missions générales d’action de l’État en mer en métropole, tandis que les patrouilleurs de la gendarmerie maritime participent en métropole et outre-mer, en collaboration avec les moyens des autres administrations (affaires maritimes et douanes), au contrôle de l’application des lois et au maintien de l’ordre public en mer.

Les bâtiments de soutien   

Les bâtiments de soutien assurent la permanence des forces navales dans leur zone de déploiement, quel que soit l’éloignement de leur port-base. La force d’action navale comprend quatre bâtiments de ravitaillement. Ils sont intégrés aux forces avec pour fonction de ravitailler les bâtiments en combustibles, munitions, vivres et rechanges tout au long de la mission. Trois d’entre eux ont une capacité de commandement.

Les bâtiments hydrographiques et océanographiques  

Un bâtiment hydro-océanographique et trois bâtiments hydrographiques assurent des missions de service public en matière d’hydrographie générale et d’information nautique, que des missions opérationnelles de recueil de données d’environnement marin nécessaires au déploiement des forces navales et à l’emploi de leurs systèmes d’armes. Ces bâtiments opèrent au profit du service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM). Depuis 2005, cette flotte est complétée par le bâtiment hydrographique et océanographique le  Pourquoi Pas? de l’IFREMER.

Tous les bâtiments de combat

Tous les bâtiments de soutien 

Sources : © Marine nationale

Retrouvez-nous...

Haut
Copyright Ministère de la Défense 2013 | Mentions legales