Le programme des frégates « Horizon » est un programme naval franco-italien. Côté français, il représente la construction de deux frégates de nouvelle génération pour le renouvellement partiel de la composante défense aérienne de la flotte. Ces deux frégates de type «Horizon» Forbin et Chevalier Paul remplacent respectivement les frégates lance-missiles (FLM) Suffren, désarmée en 2001 et Duquesne, désarmée en 2007. La Marine nationale a réceptionné les deux frégates en décembre 2008 et décembre 2009. Initialement associé au projet, le Royaume-Uni s'est retiré en 1999 pour construire sa propre classe de navire qui conserve cependant le système d'arme principal des « Horizon ».
Une joint-venture franco-italienne, Horizon SAS, est constituée pour la maîtrise d'oeuvre d'ensemble du développement et de la production des frégates Horizon. Les industriels italiens sont Finmeccanica et Fincantieri, regroupés dans le consortium Orrizonte, et côté français, Thalès et DCNS.
La maîtrise d'oeuvre du système de combat est confiée à la joint-venture Eurosysnav, basée à Toulon (Thalès, DCNS, Finmeccanica), celle de la plate-forme est confiée à Fincantieri. Ce partage industriel entre les deux pays permet de respecter un équilibre 50/50 en qualité et en quantité de travail. La construction des 2 frégates françaises ont été confiée à Lorient, celle des deux frégates italiennes à Gênes.
Les frégates Horizon sont à la conjonction de plusieurs besoins opérationnels : la lutte et le commandement des opérations aériennes en mer et depuis la mer. La frégate Horizon est capable de coordonner et de contrôler un espace aérien dans un contexte interarmées, national ou interallié.
Même si leur mission essentielle demeure la défense aérienne, les «Horizon» concourent à d'autres missions : les frégates de défense aérienne peuvent être amenées à protéger un groupe aéronaval (le porte-avions et son escorte) et ainsi participer à des missions de projection de puissance (aéronefs). Mais elles ont aussi la possibilité de participer à des missions de projection de forces (troupes) en accompagnant le groupe amphibie ou enfin à protéger des bâtiments peu armés comme par exemple, une force de guerre des mines.
L'évolution de l'automatisation permet aujourd'hui une mise en oeuvre avec un équipage de 195 marins, alors qu'elle nécessitait 250 hommes pour les frégates anti-aériennes F70 ( Cassard , Jean Bart) et 346 pour les frégates lance-missiles de type Duquesne.