Dans ses lignes comme dans ses performances, le plus petit des avions de la gamme d'avions d'affaire Falcon affiche clairement sa filiation avec les chasseurs les plus réputés de la maison Dassault. Ces appareils sont utilisés depuis 1975 par l'escadrille 57S.
La mission principale de l'escadrille est de participer au maintien des qualifications "vol aux instruments" des pilotes de chasse de la Marine. Le Falcon est idéalement taillé pour cette mission. L'objectif est de mettre le mode de qualification des pilotes de l'Aéronautique navale en conformité avec les réglementions civiles. C'est aussi un atout non négligeable pour la reconversion des pilotes dans l'aviation commerciale à l'issue de leur carrière militaire. Dans cette stratégie, le Falcon 10 tient une place centrale puisque c'est à son bord que se font les séances d'instruction en vol.
Un peu plus de la moitié de l'activité des avions est dévolue à ces missions d'instruction. Le reste du temps est consacré à des missions secondaires variées qui témoignent bien de la versatilités des petits bimoteurs. Outre les missions d'entraînement pour les équipages de l'escadrille, le Falcon 10 réalise également des vols de plastron radar au profit des avions de chasse ou des bâtiments de surface de la Marine. Il peut aussi participer à des convoyages de Super Étendard : l'équipage du Falcon se charge de la navigation et des contacts radio, ce qui facilite le travail des chasseurs sur les longues étapes dans l'espace aérien international.
L'autre grand domaine d'activité touche aux vols de liaison au profit des hautes autorités de la Marine. Le Falcon dispose de trois heures d'autonomie à Mach 0.8, ce qui lui offre une allonge d'environ 2 800 km.
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