L' Atlantique (ou ATL 2) de Bréguet - Dassault Aviation est un appareil de patrouille maritime à long rayon d'action, doté d'une endurance et d'une étonnante maniabilité, lorsqu'il s'agit d'évoluer au ras de l'eau à la poursuite d'un sous-marin. Cet appareil est l'héritier direct du Breguet Atlantic. Il en reprend les formes générales, avec un fuselage bilobé caractéristique qui permet de loger une vaste cabine pressurisée au dessus d'une longue soute à armement.
L' Atlantique hérite également de son prédécesseur une motorisation fiable et économe qui lui offre une endurance maximale de 14 heures de vol.
Si la cellule de motorisation a peu évolué par rapport à l' ATL1, il en va tout autrement pour le système d'armes, les moyens de navigation, de détection et de traitement des données qui ont été considérablement modernisés pour faire face aux nouvelles menaces.
L' Atlantique embarque notamment :
Sept consoles de travail permettent aux spécialistes, sous la supervision d'un "TACCO" (coordinateur tactique) de gérer simultanément l'ensemble des systèmes de l'avion. On peut ajouter à ces équipements de haute technicité, le travail irremplaçable réalisé par les observateurs sur les côtés et dans le nez vitré, pour scruter la mer à l'oeil nu où a la jumelle. Un équipage au complet comprend au total treize spécialistes placés sous le commandement d'un "commandant d'aéronef", pilote expérimenté dont la responsabilité est de gérer la mission dans son ensemble.
Les Atlantique et leurs équipages doivent aujourd'hui faire face à quatre grandes catégories de mission :
sûreté et soutient de la Force océanique stratégique, en escortant les sous-marins de la force de dissuasion dans le proche Atlantique,
Quatre points d'emport sous les ailes et une vaste soute permettent de mettre en oeuvre un armement aussi varié que les missions auxquelles doit faire face l'avion. Les bouées de détection sous-marine et torpilles peuvent être employées contre les sous-marins. Contre les cibles en surface, l' Atlantique peut tirer le missile AM-39 Exocet. Quant à l'aide aux naufragés, elle se fait en larguant des "chaînes SAR", ensembles de survie articulés autour d'un canot gonflable, dont un exemplaire est embarqué à demeure dans la soute de l'avion.
Sources : © Marine nationale