Etienne Le Pichon, étudiant en Master 1 d’archéologie et d’histoire moderne a répertorié durant un an les 148 graffitis « emprisonnés » dans deux salles du château à Brest. Un travail nécessaire avant que ces graffitis ne soient complètement effacés par l’humidité.
De 1745 à 1748 de nombreux marins anglais sont emprisonnés dans ces deux salles. Durant ces périodes d’emprisonnement les marins gravent la pierre. Ils écrivent surtout sur les pierres blanches des encadrements de portes et de soutènement. Ces pierres de Tuffeaux sont des pierres calcaires et friables qui se gravent très facilement. Etienne Le Pichon a étudié ces salles sous toutes les coutures. Il a réalisé un travail minutieux de recensement en photographiant les graffitis un par un puis en les déchiffrant. Ce travail effectué, il est passé à l’étude proprement dite des graffitis et a retrouvé certains marins comme Henry Harrison qui était le capitaine du corsaire anglais le Salisbury. Ce navire fut capturé le 4 février 1745 par la frégate de la marine royale La Galatée durant la guerre de succession d’Autriche. La plupart du temps ce sont un nom ou un prénom avec une date qui sont gravés. Cela permet de situer la guerre pendant laquelle ces hommes ont été emprisonnés.
Sources : Marine Nationale
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