Le dernier-né du programme Horizon, le Chevalier Paul , rentre après un déploiement unique de quatre mois. Une mission pour éprouver ce bâtiment de nouvelle génération et ses systèmes dans des conditions extrêmes, naviguer en eaux chaudes et froides et collaborer avec les marines alliés.
Après quatre mois de mission, le Chevalier Paul a accosté le 15 juillet à Toulon. Les familles des marins étaient nombreuses sur le quai d’honneur, et attendaient avec impatience le retour de leurs proches.
Le Chevalier Paul a appareillé le 19 mars dernier pour un déploiement de quatre mois, de part et d’autre de l’Atlantique et dans le Pacifique Est. Les objectifs de la Traversée de Longue Durée (TLD) étaient multiples : éprouver le bâtiment et ses systèmes dans des conditions extrêmes, et pour cela naviguer en eaux chaudes et en eaux froides, travailler en interaction avec le porte-avions Charles-De-Gaulle , mais aussi collaborer avec les marines alliées, soutenir l’action de nos représentations diplomatiques dans le pays visités et présenter le savoir-faire des industriels français de défense. Le tout dans le cadre de la deuxième phase de vérification des caractéristiques militaires du bâtiment.
Afin de remplir ses objectifs, le Chevalier Paul a parcouru 30 674 nautiques (ou 56 808 km soit près d’une fois et demie la circonférence terrestre), entre les parallèles 75e Nord et le 56e Sud, à une vitesse moyenne de près de 16 noeuds (30 km/h), fait dix escales, franchi le cercle polaire, dépassé le 75e parallèle Nord, apporté du soutien aux populations de Haïti, participé à la lutte contre le narcotrafic, traversé le canal de Panama, passé la ligne mythique de l’Equateur, traversé les chenaux de Patagonie, mouillé devant la ville la plus Sud du monde : Puerto Williams, au Chili, doublé le Cap Horn, effectué des exercices avec les marines de 6 pays et avec le groupe du Charles-De-Gaulle déployé en mer du Nord.
Parti au printemps, le Chevalier Paul aura glissé vers l’hiver avant de revenir assez brutalement en été. La rétrospective montre l’extraordinaire richesse de son parcours, qui aura menés l’équipage des glaces nordiques aux eaux turquoise du golfe du Mexique, des neiges de Severomorsk aux palmiers de Miami, de la porte des Andes à celle de la Pampa, du Saint Laurent à Gibraltar.
A mesure que passaient les semaines, l’équipage s’est approprié le bâtiment. Ils auront vu le navire évoluer, grandir, et devenir ce qu’il est aujourd’hui : un bâtiment de guerre puissant aux performances exceptionnelles.
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