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Opération « Chesapeake » : déjà 20 jours d’entraînement opérationnel intensif pour le groupe aérien embarqué !

Mise à jour  : 04/05/2018 - Direction : Sirpa Marine

Partis de France au début du mois d’avril, près de 350 marins du groupe aérien embarqué de la Marine nationale et du porte-avions Charles de Gaulle se sont déployés à Norfolk, sur les terres du Carrier Air Wing 8 de l’US Navy. Retour en images sur ces premiers jours d’un déploiement inédit au cours duquel les marins du ciel entretiennent leurs compétences et confirment leur haut niveau d’interopérabilité avec leurs alliés américains.

Début avril, 13 aéronefs traversent l’Atlantique :

L’équipage du Hawkeye est parti le premier de la base de l’aéronautique navale (BAN) de Lann-Bihoué pour rallier la Naval Air Station (NAS) Chambers. Il a emprunté une route Nord passant par le Royaume-Uni, l’Écosse, l’Islande, le Groenland et le Canada afin de ravitailler au sol au fur et à mesure de sa traversée.
ont assisté à un briefing sécurité avant de commencer les premiers vols et entraînements communs avec leurs frères d’armes américains.

Cette arrivée sur la Naval Air Station (NAS) Oceana marque le début du déploiement Chesapeake, après deux ans d’échanges et de préparation entre marins du ciel français et américains.

Ces échanges ne sont pas une première. Une partie de la formation des pilotes de chasse français se fait aux États-Unis à terre et sur porte-avions américain. Ils retrouvent ensuite régulièrement les pilotes de l’US Navy lors d’opérations en coalition ou à l’occasion d’entraînements opérationnels internationaux. Pour autant, Chesapeake constitue un déploiement inédit par son ampleur.

360 heures de vol

Après une vingtaine de jours de déploiement, de nombreux vols conjoints ont été réalisés. 190 sorties ont déjà été effectuées, soit 360 heures de vol. Ces entraînements opérationnels couvrent toutes les missions que peuvent réaliser les pilotes de chasse embarquée : combat aérien, défense de zone, attaque de navires ou bien encore appui de troupes au sol. Ces vols vont se poursuivre pendant tout le déploiement et leur difficulté va augmenter, y compris pendant la période embarquée sur le porte-avions américain.

Comme pour tout déploiement opérationnel, le succès des vols dépend en grande partie du travail des techniciens. Toutes les spécialités sont présentes pour assurer le bon déroulement de l’activité : avionique, porteur, technicien d’armes dits « boum », informaticien, pistard, etc. L’enjeu est simple pour ces marins : assurer ici, comme ils le font sur le porte-avions Charles de Gaulle, la disponibilité et la mise en œuvre des avions.

L’adaptation est permanente car tous les détails comptent pour tenir le rythme des vols. Ainsi il a fallu réorganiser la manœuvre de ravitaillement moteur tournant car il ne se fait pas du même côté pour les Rafale Marine français et pour les F-18 américains.
en fonction de la thématique de l’entraînement à venir. La vingtaine de « boum » déployés aux États-Unis effectuent un travail tout-à-fait semblable à celui qu’ils sont amenés à faire en France. Plus de 300 obus ont été tirés lors des entraînements conjoints avec les pilotes américains ainsi que plusieurs bombes légères d’entraînement avec guidage laser (LGTR).

Maintien des compétences

Dans le cadre de la remontée en puissance du groupe aérien embarqué, Chesapeake est une étape essentielle pour le maintien des compétences spécifiques aux opérations depuis le pont d’envol d’un bâtiment. Depuis la deuxième semaine de déploiement, des appontages simulés sur piste (ASSP) sont réalisés. Ces répétitions sur piste permettent de mécaniser la manœuvre d’approche et d’appontage sur un porte-avions en garantissant la sécurité. Chaque pilote doit réussir un nombre minimal de séances, de jour et de nuit, avant de passer les qualifications à l’appontage sur porte-avions, en l’occurrence le mois prochain sur le porte-avions américain USS George H.W. Bush.

Maillons essentiels de la manœuvre, les officiers d’appontage (OA) sont toujours présents pour guider le pilote dans son approche finale. Ce déploiement, baptisé « Chesapeake » en référence à la bataille de la baie du même nom, se poursuivra jusqu’à la fin du mois de mai, avec une phase embarquée à bord du porte-avions (CVN) USS George H.W. Bush, au large de Norfolk.


Sources : Marine nationale
Droits : Ministère de la Défense