Les fusiliers marins fêtent le 30 juin prochain le cent cinquantenaire de la création de leur spécialité et de l'installation de leur école à Lorient.
À cette occasion, ils donnent rendez-vous aux habitants du pays de Lorient en plein coeur de la ville pour fêter leurs 150 ans de vie commune.
Présentation vidéo des fusiliers
Programme :
- 10h30 :
- De 14h00 à 18h00 - présentations et démonstrations dynamiques - quai des Indes :
En périphérie de cette journée, une exposition historique est ouverte pendant un mois - galerie du Faouëdic, dans les salons de l'Hôtel de Ville (du 30 juin au 22 juillet, M-J-V-S-D de 12h00 et 19h00).
Le lendemain, en partenariat avec la mairie de Lanester, une course d'orientation rassemblant des binômes composés d'un fusilier marin et d'un jeune de Lanester sera organisée dans le parc du Plessis, de 10h00 à 15h00.
(*) : réservé aux personnes de plus de 14 ans ; les mineurs doivent être accompagnées de leurs parents ou tuteurs légaux
Un grand bal sera organisé le 29 juin.
Composée de 16 unités comportant au total plus de 2400 marins, la force maritime des fusiliers marins et commandos est l'une des quatre grandes forces organiques de la marine nationale.
Ses principales missions sont :
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La force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO), la plus jeune des forces organiques (mars 2001) est celle dont l'effectif est le plus réduit (2 400 hommes et femmes, militaires et civils).
Elle comprend 9 unités de protection défense et 5 commandos répartis sur le territoire national, en métropole et outre-mer ainsi qu'un état-major et une base de soutien installés à Lorient.
La FORFUSCO est commandée par un contre-amiral dont l'état-major s'est organisé autour de deux métiers bien identifiés : la protection défense et les missions commandos.
Les unités de protection défense
Mises à disposition des commandants de sites sensibles de la marine (en métropole) et interarmées (outre-mer), ces unités employant plus de 1 500 fusiliers marins assurent la protection des sites stratégiques de la marine :
Ces unités fournissent des détachements pour la protection des stations de transmission interarmées basées outre-mer (Réunion, Martinique, Tahiti, Nouvelle-Calédonie et Dakar).
Avec 200 maîtres-chiens et 250 chiens, la composante cynophile est significative.
Les deux groupes d'intervention et de renfort (GIR) de Brest et Toulon interviennent en renfort de protection à bord des bâtiments de la Marine ou à terre comme dans le port de Djibouti par exemple où des fusiliers marins sont présents en permanence, par tournantes (provenant alternativement des GFM Brest et Toulon).
La conjoncture mondiale fait que la protection des installations de la Marine est l'objet d'évolutions permanentes.
La professionnalisation des armées et la fin du service militaire ont aussi déclenché une rénovation de l'organisation des dispositifs de protection avec la mise en place d'équipes plus restreintes, plus qualifiées et mieux équipées.
Unités des forces spéciales déployées régulièrement sur la plupart des théâtres dans le contexte des opérations spéciales, les commandos marine assurent des missions dans le cadre de l'engagement opérationnel des forces françaises et dans le cadre de l'action de l'État en mer, dont la lutte conte le narcotrafic.
Fortes de 80 à 100 hommes, ces unités sont basées à Lorient (commandos Jaubert, Trépel, de Montfort & de Penfentenyo) et à St Mandrier (commando Hubert).
À Lorient, les commandos trouvent un site et une infrastructure propices à l'entraînement aux opérations maritimes de surface (raid nautique, assaut à la mer, aérolargage en mer ou à terre).
À Toulon, le commando Hubert bénéficie de conditions d'entraînement idéales pour ses nageurs de combat.
Un détachement, le commando Arta, composé d'éléments des cinq commandos est en permanence stationné à Djibouti à des fins d'entraînement en milieu désertique et de pré positionnement opérationnel.
Les événements des dernières années ont montré la nécessité de disposer de groupes de combattants aptes à mener des actions ciblées en des lieux où il n'est pas envisageable de déployer une force dans son ensemble.
Les commandos marine, prioritairement employés depuis 1992 par le commandement des opérations spéciales (le COS), font partie de ces combattants.
Agissant en toute légitimité et travaillant le plus souvent en autonomie, ce sont des hommes capables de modes d'action originaux propres à chaque opération et rompus à l'usage d'équipements très sophistiqués.
Bien que chaque commando soit spécialisé dans une dominante d'action, un socle de capacités opérationnelles communes, constituant la base du métier, est entretenu; en particulier le combat commando en mer ou à partir de la mer, raison d'être des commandos marine.
Les commandos Jaubert et Trépel se voient attribuer la dominante d'action la plus sollicitée, l'assaut mer (extraction de ressortissants, reprise de vive force par embarcations d'un bâtiment en route libre, contre terrorisme et libération d'otages).
Le commando De Penfentenyo est chargé de la reconnaissance (groupe palmeurs, renseignement sur objectifs à fin d'action, aérolargage à la mer sans recueil).
Le commando De Montfort concentre son action sur la neutralisation à distance et le guidage des appuis externes (naval, aérien, artillerie terrestre).
Enfin, le commando Hubert, maîtrisant les capacités communes et spécifiques des 4 autres commandos, conserve sa spécialité : l'action sous-marine.
Ainsi organisés, les fusiliers marins et commandos peuvent maintenir le savoir-faire dont ils ont fait preuve sur tous les sites sensibles et tous les théâtres dans les années récentes, et spécialement dans l'action à partir de la mer.
Dès 1622, Richelieu met en place une centaine de compagnies franches levées sur le littoral afin de remplacer les soldats de l'armée de terre embarqués jusqu'alors sur les flottes royales.
Héritiers des corps des «marins à terre» de l'Ancien Régime, ces marins participent, sous diverses appellations, à toutes les grandes actions navales des XVIIème et XVIIIème siècles.
Le 16 novembre 1857, un contingent de 462 marins reçoit les premiers brevets décernés par le bataillon d'apprentis fusiliers implanté à Lorient à la suite du décret du 5 juin 1856 sur l'organisation des équipages de la flotte.
C'est une révolution dans la gestion des ressources humaines de la Marine. Celle-ci ne connaît plus désormais que des hommes répartis en spécialités et affectés individuellement en fonction des besoins du service, au fur et à mesure de l'acquisition de leurs compétences.
L'institution des marins fusiliers, dont les premiers pas sont guidés jusqu'en 1879 par des instructeurs de l'infanterie de marine, forme les personnels de mousqueterie destinés à servir les armes de précision du bord et à encadrer les compagnies de débarquement organisées ponctuellement au sein d'équipages militarisés pour la circonstance.
Lorient - sauf de 1940 à 1962 - est le théâtre de cette formation, dans l'arsenal au Péristyle et sur le terrain de manoeuvre de Caudan, en rade comme sur les plages de Gâvres et de Fort Bloqué, en campagne pour les marches aux alentours, en ville pour les prises d'armes et les défilés.
Productrice d'hommes de vigueur au caractère solidement affirmé, la spécialité des marins fusiliers évolue au rythme des progrès techniques de l'armement et des tourmentes de l'histoire. Elle prend une part active aux conquêtes coloniales, envoie « aux armées » pendant les guerres de 1870 et 1914-1918 des unités improvisées qui s'y couvrent de gloire, intervient sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale.
Au cours de la première Guerre Mondiale, le 1er Bataillon de Fusiliers Marins se distingue notamment, sous les ordres de l'amiral Ronarc'h, lors des combats héroïques de Dixmude.
La Guerre de 1939-1945 verra le 1er Régiment de Fusiliers Marins ainsi que le Régiment Blindé de Fusiliers Marins s'illustrer au sein de la 1ère Armée et de la 2ème Division Blindée des Forces Françaises Libres.
C'est au cours de ce même conflit que sont nés les commandos marine. Une poignée de jeunes français qui, refusant la capitulation du gouvernement de Vichy, regagne dès 1941 l'Angleterre. Sous l'influence du lieutenant de vaisseau Kieffer et après une sélection drastique, ils seront les premiers étrangers à intégrer l'école des commandos anglais à Achnacharry en Ecosse. Ce n'est qu'à l'issue d'un stage éprouvant de neuf semaines qu'ils pourront arborer fièrement le «béret vert» sur lequel viendra s'épingler en 1943 le badge «Commandos Marine».
La tradition des commandos, magnifiée lors du débarquement de Normandie en 1944, reprise comme fer de lance opérationnel des conflits de la décolonisation et des affrontements de la guerre froide, se voit renforcée dans le cadre contemporain des opérations spéciales.
Depuis 1947, les commandos marine sont recrutés parmi les fusiliers marins.
L'école, la base de soutien, les unités de fusiliers marins et les commandos forment aujourd'hui l'un des quatre grands commandements organiques de la Marine, sous les ordres de l'amiral commandant la force maritime des fusiliers marins et commandos, dont l'état-major est installé à Lorient.
Depuis, les fusiliers marins et commandos sont présents aux quatre coins du globe, spécialistes de la protection des sites stratégiques et des bâtiments de la Marine et du Combat en mer ou partir de la mer
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