Amorcé en 2011 avec le retrait de la F67 Tourville, le renouvellement de la flotte des frégates de lutte anti-sous-marine est en cours et s’achèvera avec la livraison du dernier exemplaire de la série des Frégates Européennes Multi-Missions (FREMM) au-delà de l’année 2020. L’année 2013 verra le Retrait du Service Actif (RSA) de la frégate de type F67 De Grasse ainsi que celui du Georges Leygues, première des unités de la famille des F70 (numéro de coque D640) et bâtiment d’escorte de la Mission Jeanne d’Arc 2013 aux côtés du BPC Tonnerre. C’est également au cours de cette année que l’Admission au Service Actif (ASA) de la FREMM Aquitaine sera prononcée une fois achevée la Vérification de ses Caractéristiques Militaires (VCM).
Ces échéances sont mentionnées dans l’édition 2013 de la directive ASA/RSA produite chaque année par l’État-major de la Marine. Ce document envisage pour l’année à venir la liste des admissions et retraits du service actif des unités de la marine. Élaborée après consultation des différentes autorités organiques de la marine nationale (ALFAN pour les bateaux de la force d’action navale, ALFOST pour les sous-marins de la force océanique stratégique, etc.), la directive prend effet au sein des forces après avoir été validée in fine par l’État-major des armées (EMA).
Dans le cas spécifique de la force d’action navale avec la flotte des frégates de lutte anti-sous-marine, la directive ASA/RSA 2013 s’est appuyée sur plusieurs principes qui inscrivent la marine dans le contexte socio-économique du moment. A l’instar d’une feuille de route, elle prend en compte les critères suivants:
«Nous devons respecter avec exactitude les rendez-vous fixés par la directive ASA/RSA tout en veillant au maintien des capacités opérationnelles de la force, notamment dans le domaine de la lutte sous la mer qui contribue à la sûreté de la dissuasion nucléaire et à l’escorte des unités précieuses comme le porte-avions ou les BPC» précise le VAE Xavier Magne, commandant la force d’action navale. «L’intégration des FREMM au sein de la FAN nous impose aussi de procéder à la transmission intégrale des savoir-faire de l’ancienne vers la nouvelle génération des équipages».
Au-delà des incidences sur le volume de la flotte, exprimé en nombre de coques, la directive ASA/RSA dimensionne également l’équilibre du nombre de marins que compte la force d’action navale, en effet les équipages des FREMM sont optimisés à 94 marins. Cet aspect est pris en compte directement par la direction du personnel militaire de la Marine (DPMM).
Sources : © Marine nationale