Quand l’avenir nous projette ensemble, marins et marsouins, les méthodes de travail des troupes et des équipages doivent évoluer et s’adapter.
Au large de Chypre, les moyens de la Marine nationale et de l’armée de Terre sont mutualisés pour une préparation amphibie de premier ordre. À l’occasion du déploiement de longue durée de la Mission Jeanne d’Arc 2011, le groupement tactique embarqué (GTE), armé par la 9e BLBMa*, par un détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre du 3e RHC et des officiers du HRF en renfort, ainsi que l’équipage de la Flottille amphibie et du BPC Mistral travaillent à l’unisson pour valider ce nouveau mode de formation interarmées à l’amphibie. Quatre phases se déclinent pour accréditer cette formation amphibie à la fois individuelle et collective, s’adressant aux unités comme au commandement.
Du 11 au 14 mars 2011, le groupe école Jeanne d’Arc a donc débarqué plus de 320 hommes par rotations de CTM (chaland de transport et de matériel), 150 combattants ont été aérotransportés et 17 heures de vols enregistrées par les hélicoptères de combat en appui des opérations, afin de valider le Techphib initial, le Techphib 1 et 2 et l’Exphib E. Des noms barbares qui décrivent les quatre étapes de formation et d’entraînement nouvelle génération :
À l’issue de ces 3 semaines d’embarquement, l’ensemble du groupe amphibie de la Mission Jeanne d’Arc 2011 est déclaré opérationnel. Les officiers-élèves de l'Ecole navale et les sous-lieutenants de l'école spéciale militaire de Saint Cyr ont été intégrés aux manœuvres et ont pu toucher du doigt l’amphibie. Prochaine étape pour ces jeunes officiers : passer de l’observation à la pratique à Djibouti.
* La BLBMa est composée d'un état-major tactique et d'une compagnie d'infanterie du 3e RIMa de Vannes, d'un peloton blindé du RICM de Poitiers, d'une section du 6e régiment du génie d'Angers et d'une section d'appui-mortier du 11e RAMa de Saint-Aubin-du-Cornier.
Sources : © Marine nationale