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Marin au long court

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Mise à jour : 28/06/2010 05:23

Le Maître principal fusilier Joël Fabas, capitaine d'armes des Cours des Métiers du Marin à l'Ecole navale, est un passionné de tennis. Il est arbitre officiel et vient de participer à son 3ème Roland Garros. Retour avec lui sur quinze jours de compétitions.

Maître principal, vous rentrez de 12 jours de compétitions d'arbitrage à Roland Garros. Comment en êtes-vous arrivé là ?

MP Fabas : Avant tout, je suis un passionné de tennis. Je suis arbitre officiel de niveau 2 (grade permettant d'arbitrer des joueurs de toutes séries dans le cadre d'épreuves individuelles ou du championnat de France par équipes) depuis 2003. J'arbitre donc pour le compte de la Fédération Française de Tennis. Je suis également président de la commission d'arbitrage du département (le Finistère), formateur d'arbitres, juge arbitre …

Mais comment arrive-t-on à arbitrer à Roland Garros ?

MP Fabas : Pour arbitrer à Roland Garros, il faut déposer un dossier auprès de la Fédération Française de Tennis. En fait dans l'ordre, il faut déposer un dossier d'inscription au comité départemental, qui transmet ensuite à la ligue, puis à la fédération. Ensuite la fédération tranche dans les dossiers suivant l'expérience, les disponibilités des candidats et surtout suivant ses besoins pour cet événement. Un dossier se présente en nombre de chaises.

En nombre de chaises ?

MP Fabas : Oui, en nombre de chaises. Dans le jargon arbitral, on parle en nombre de chaises, ce qui correspond bien sûr au nombre de matchs arbitrés.

Pour vous, Roland Garros, c'est un peu un rêve ou un objectif ?

MP Fabas : C'est sûr qu'arbitrer Monfils, Federer, Nadal ou les soeurs Williams, c'est particulier. Mais ce n'est pas un rêve. C'est plutôt la cerise sur le gâteau. Vous savez j'arbitre à l'année. J'arbitre donc plus souvent des gamins de 7 ans que des stars.

Et pas de favoritisme pour un Monfils plutôt qu'un Nadal ?

MP Fabas : Non, certainement pas. L'arbitre est intègre et intransigeant.

Et justement ce rapport avec ces « stars » n'est-il pas déstabilisant ?

MP Fabas : C'est sur que Roland Garros, c'est un monde de paillettes parisien avec des étoiles. En plus, en étant arbitre, on a accès à tous les endroits VIP, aux endroits interdits au public, etc. On mange à côté des pros, on les côtoie … On n'a pas le même point de vue devant la télé qu'à côté d'eux lors de compétitions.

En savoir plus sur le site de l'Ecole navale

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