Le pont d'envol du Mistral est en pleine effervescence: après avoir accueilli le 27 novembre dernier l'hélicoptère russe Ka-52, le premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) français a reçu le 9 décembre 2009 deux Tigre ainsi que deux Puma et deux Gazelle de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT). L'événement est de taille puisqu'il s'agit pour le Tigre, nouvel hélicoptère de combat de l'ALAT, d'effectuer la troisième et dernière phase de son expérimentation tactique (EXTA 3), lui permettant de valider sa capacité de projection à partir d'un bâtiment porte-hélicoptères.
Pendant cette semaine de manoeuvres, des instructeurs du Groupement aéromobilité de la section technique de l'armée de terre (GAMSTAT) vont transmettre leur savoir-faire aux personnels navigants du 5ème Régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau et à l'équipage du Mistral.
Au menu: exercices d'appontage pour les pilotes, séances de «roulage» des engins dans le hangar et de pliage des pales pour les techniciens du bord et ceux de l'ALAT. Point d'orgue de l'EXTA 3: une phase finale de tir réel avec roquettes et canons pour des tirs air-mer et air-sol. Ainsi, les deux Tigre se sont envolés le 10 décembre, pour une séance de tirs de jour sur l'île du Levant et de nuit à Canjuers. Le commandant du Mistral, ancien pilote de l'aéronavale française, se réjouit de cette présence de personnels de l'ALAT, «qui permet au Mistral de mettre en oeuvre une de ses principales capacités, la projection aéromobile, tout en renforçant les liens d'interopérabilité entre l'armée de Terre et la Marine».
Sources : ©Marine nationale